C’est une de ces polémiques comme le microcosme parisien les adore, particulièrement à l’heure de l’ouverture de la saison des prix littéraires. Le résultat d’une de ces relations amoureuses comme il y en a des milliers dans le sérail politico-médiatique à Paris mais qui provoquent aujourd’hui des levées de boucliers ici et là.

On a eu, pour ce qui concerne les critiques déontologiques uniquement, les relations entre journalistes et politiques (Drucker-Baroin, Sinclair-DSK, Ockrent-Kouchner, Schönberg-Borloo, Pulvar-Montebourg), entre journalistes et sportifs (Estelle Denis-Raymond Domenech), voici une relation encore plus naturelle et évidente voire franchement incestueuse : celle entre journaliste et écrivain (qui bien souvent sont les mêmes…).

L’information n’a été publiée dans les médias – dont sur Arrêt sur Images – que ces dernières heures suite à un portrait dans Libération : François Busnel, le présentateur de l’émission La grande librairie sur France 5, considérée comme la meilleure émission littéraire du paysage audiovisuel, mais aussi directeur de Lire, chroniqueur à L’Express et présentateur à France Inter, est le compagnon de la romancière Delphine de Vigan dont le roman “Rien ne s’oppose à la nuit” cartonne en librairies et est particulièrement en vue à l’heure des prix littéraires.

« Je me méfie de la dictature de la transparence »

La vie privée de Busnel et de Vigan les regarde. Le problème, c’est que, voici deux semaines, le premier a reçu la seconde dans La grande librairie et n’a cessé d’encenser le roman qu’il a qualifié d’« absolument extraordinaire » et de « grand succès de la rentrée littéraire ». Les médias français estiment que François Busnel aurait dû signaler que la romancière était sa compagne plutôt que de l’interviewer comme n’importe quel autre invité. Lui répond qu’il a glissé : « Livre que j’ai particulièrement aimé. Pas que le livre d’ailleurs. »

Plus sérieusement, Busnel se défend comme ceci : « On est dans une époque où de petits Saint-Just sont prompts à vous faire dégainer des certificats de vertu, je me méfie de la dictature de la transparence. Fallait-il pénaliser la femme que j’aime parce qu’elle est la femme que j’aime ? » C’est toute la question de ces (non-)polémiques à répétition.
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Source: @SI
Jean-François Lauwens

2 Commentaires

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