Avec leurs réseaux sociaux, Facebook et Google séduisent des millions d’utilisateurs devenus parfois totalement accros. Un duel à l’issue encore bien incertaine.

C’est un combat de titans que se livrent Facebook, numéro un incontesté des réseaux sociaux généralistes, et Google+, lancé à sa poursuite depuis plusieurs mois et qui est depuis peu accessible aux internautes sans carton d’invitation.Tous deux n’hésitent pas à incorporer dans leurs applications les fonctions qui rencontrent du succès chez leur rival. Tout en jouant ses propres cartes. Pour peu que l’on ait accepté de confier des coordonnées réelles en créant un compte Gmail, Google sait déjà tout sur nous. A quelle heure on se lève, à quelle heure on va se coucher, quelles vidéos on a regardées, quels sites on a visités. Cette masse hallucinante d’informations détermine les publicités – de plus en plus « géolocalisées » – qui s’affichent à l’écran.

Et construire son Google+ n’a certainement pas ruiné Google, qui peut y intégrer de nombreuses technologies qu’il a lui-même développées par le passé ou acquises en rachetant des concurrents. Les photos ? il dispose déjà de la technologie nécessaire avec son service Picasa. Pareil avec YouTube pour les vidéos. Avec Gmail, il dispose de l’une des messageries en ligne les plus performantes du moment et son service Talk fournit une plate-forme solide pour les chats en groupe ou les visioconférences entre membres de son réseau social.

Facebook ne dispose pas de telles facilités, même s’il peut tabler sur une armée de programmeurs. Mais le réseau social créé en 2004 par Mark Zuckerberg a lui aussi de sérieux atouts. Et notamment une « qualification » plus approfondie des informations glanées sur les utilisateurs. L’utilisation de plus en plus frénétique du bouton « J’aime », qui permet de jauger la popularité d’un contenu sur le Net lui a permis d’emmagasiner une montagne de données précieuses. Et cette icône déjà classique va désormais se décliner sous de nouveaux vocables, plus explicites, permettant à Facebook de cerner avec une précision redoutable les profils des internautes.

Et ce profilage se précise encore, depuis le lancement récent d’autres nouvelles fonctions. Elles permettront notamment à Facebook de tout savoir sur la musique que l’on est éventuellement prêt à acheter, grâce aux liens avec le service de streaming Spotify. Car malgré leur inestimable intérêt, les outils de socialisation ne se limitent pas à changer la vie de leurs utilisateurs, ou, à tout le moins, leurs façons de communiquer. Ils n’existent avant tout, du point de vue de leurs deux propriétaires californiens, que grâce à leur capacité à générer des revenus tirés du marketing et de la publicité.

Gil Durand, Alain Jennotte

2 Commentaires

  1. Marre d’être tracé ?
    Pour Firefox, il existe l’extension GHOSTERY.
    Grâce à elle, pour Geeko, j’ai bloqué :
    – Adtech
    – Facebook Connect
    – Google +1
    – Google Analytics
    – Twitter Button

  2. Les choses on beaucoup changé avec facebook.

    Avant un nouvelle page-fan regroupait des dizaines de milliers de fans en 1 semaine ou 2.

    Depuis l’année passé j’ai regroupé 9000 fans seulement pour une nouvelle page fan

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