Le réseau social à visée professionnelle LinkedIn a annoncé avoir dépassé le million de membres en Belgique sur 26 millions de membres européens et 120 dans le monde. Les employés de la Commission européenne, de BNP Paribas Fortis et de l’UCL y sont le plus nombreux. Ariel Eckstein, directeur général de LinkedIn Europe revient sur le succès de ce réseau.Entretien

Quelle importance a la Belgique au sein de LinkedIn ?
Bien que ce soit un petit pays, la présence d’institutions internationales comme l’Union européenne et l’Otan et de quartiers généraux de grandes multinationales fait de la Belgique un marché stratégique, très international, très central. Ce pays joue un rôle similaire à celui de Honk Kong, Singapour ou Dubaï. Pour les personnes qui travaillent ici, être connecté à un réseau professionnel global est très important.

Un million, c’est 10 % de la population ou près de 25 % de la population active. C’est un taux de pénétration très élevé. D’autres pays font mieux ?
Oui. Aux Pays-Bas, on dénombre 2,5 millions de profils (pour une population de 16 millions). Aux Etats-Unis, on a 45 millions de profils sur 300 millions. On pense qu’il y a encore de la place en Belgique pour croître.

Comment en êtes-vous arrivés à recruter un million de membres ?
On se concentre uniquement sur la création de valeur pour nos membres. Ce sont ensuite eux qui font grandir le réseau en invitant d’autres gens. On dépense très peu en marketing.

Vous avez un concurrent, le français Viadeo qui dit être numéro un dans la partie francophone du pays. Correct ?
En Europe, on est de loin le numéro un. Toutes les sociétés peuvent affirmer ce qu’elles veulent, je ne vois personne enregistrer des taux de croissance aussi importants que le nôtre. Quant à votre question, je ne peux pas y répondre. On ne segmente pas nos résultats en fonction des langues.

Comment se répartissent vos revenus ?
On a trois sources de revenus. Tout d’abord, les solutions de recrutement qui représentent 48 % de nos ventes. Nos clients sont les responsables ressources humaines des entreprises. On les aide à comprendre ce que les candidats veulent, à communiquer leurs valeurs en tant qu’employeur et on leur fournit des outils pour entrer en contact avec des gens qu’ils voudraient engager, y compris des gens qui ne cherchent pas forcément à changer de job. Ensuite, c’est la publicité sur le site (32 %) et enfin la vente d’abonnements premium (20 %).

La concurrence entre réseaux sociaux est de plus en plus grande. Tout le monde tente de marcher sur les plates-bandes de son rival. Ne craignez-vous pas d’être submergé ?
On a toujours été très clair dans notre stratégie. Nous nous concentrons uniquement sur le monde professionnel. Nos membres nous disent qu’ils apprécient la séparation entre leur vie professionnelle et leur vie privée. Je pense qu’il faut être très clair sur ce que l’on veut offrir et le faire mieux que tout le monde. Les gens demandent des choses claires. Ils visitent Facebook pour socialiser. Ils vont sur Twitter pour avoir des updates ou pour diffuser certaines choses. Et ils vont sur LinkedIn pour se créer un réseau d’affaires et créer leur identité professionnelle. Se concentrer sur ce que l’on fait est le meilleur moyen de défense.

Jean-François Munster

4 Commentaires

  1. Facebook veut devenir une plateforme multimedia, avant cela il y avait des jeux qui sont censés fidéliser les utilisateurs… ( alors que ce sont au mieux des jeux en flash des années 1990), en fait le seul moyen de facebook de garder ses abonnés c’est de toujours trouver des nouvelles application mais le serpent va vite se mordre la queue et fera pshitttttt.

    Concernant LinkedIn, il est amusant que le tour de table d’investisseurs est en partie commun avec celui de facebook, ici on nous parle pour la belgique d’1 million d’utilisateur,rapporté à la population active belge ( qui n’est pas de millions!!!) cela est énorme et… ridicule d’avancer de tels chiffres, la population active belge est ségmentée ( ouvriers, employés, étudiant et que dire des institutions où il y a déjà un circuit interne avec ses procédures de recrutement) donc ici aussi LinkedIn fera pschittt, je parie que d’ici peu on y retrouvera une plateforme vidéo pour rapprocher les recruteurs etc, encore pschitttt.

    ce genre de chiffres ridicules ne sert qu’à servir la soupe et faire avancer les conditions de souscriptions du capital de cette entreprise.

  2. Les recruteurs… la plaie de LinkedIn ! Vu le niveau des chasseurs de tête Européens, on ne risque pas de trouver un job grâce à eux. Pour ce qui est de l’article, c’est du gratuit, il ne faut pas s’attendre à une analyse ou une réflexion. Il faudrait d’ailleurs ajouter la mention “publireportage”.

    • @RDA.
      Bonjour, je suis recruteur et très curieux d’en connaître davantage sur vos griefs à l’égard des chasseurs de tête Européens, ceci en vue de proposer un meilleur service. Merci d’avance pour votre réponse.

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