Suite à un échange controversé sur Twitter, la direction du Washington Post demande à ses journalistes de ne plus débattre de leurs articles sur les réseaux sociaux.

La semaine dernière, le Washington Post publiait dans la partie religieuse “On Faith” de son site un article concernant les suicides d’adolescents liés à l’homosexualité. Le GLAAD (ligue de défense des homosexuels aux Etats-Unis) réagit alors sur Twitter pour signaler que l’auteur de cet article est un activiste anti-gay. Et c’est là que la réaction d’un journaliste via le compte officiel du Washington Post a provoqué l’incident. Celui-ci écrit : “Bonjour @glaad, nous essayons de couvrir les deux parties de cette actualité.” La réponse, cinglante, de l’association ne se fait pas attenndre : “Il n’y a pas “deux parties” dans cette actualité. Le suicide des adolescents n’est pas un débat. C’est une tragédie.”

En fin de semaine, les journalistes du quotidien ont reçu un mémo à propos de l’affaire.
“Même si nous encourageons tout le monde dans la salle de rédaction à adopter les réseaux sociaux et autres outils pertinents, il est absolument vital que l’objectif des comptes associés à la marque du Post restent une plateforme de promotion de l’actualité, un moyen d’acquérir des informations des autres utilisateurs, et une façon d’augmenter les audiences des contenus du Post.
Aucun compte lié à la marque ne doit être utilisé pour répondre à des critiques au nom du Post, de la même manière que nos règles internes vous demandent de ne pas utiliser vos comptes personnels pour parler au nom du Post.”

Les journalistes du Washington Post sont donc privé de débat sur les réseaux sociaux, puisqu’ils ne peuvent plus s’exprimer via leur compte personnel ou via le compte général du journal.

1 COMMENTAIRE

  1. Intéressante new. Peut-être la plus intéressante du blog d’ailleurs. Car elle en dit beaucoup sur 1°) l’éthique journalistique envers les forums et autres débats sur internet 2°) la politique de noyautage des réseaux sociaux à des fins “publicitaires”. A noter d’ailleurs que Technofutur à Gosselies vient de lancer une formation pour les demandeurs d’emploi (et autres) motivés afin de correspondre à ce nouveau type de demande de la part des entreprises… Et par ailleurs ils proposent aussi une formation spéciale à l’usage du “web2” pour les journalistes =>http://www.technofuturtic.be/code/fr/detail.asp?ID=906