Le secteur des  applications, ou “applis”, est en pleine expansion.  Une nouvelle culture est née, dont la marge de progression est énorme.
Ces lundi et mardi, plus de mille personnes ont été réunies à San Francisco, fief de la high-tech américaine, pour la première conférence AppNation, qui se veut un lieu d’échanges pour les concepteurs de ces mini-programmes destinés aux portables.
Ca commence juste à se savoir, qu’il y a de l’or là-dedans“, dit à l’AFP le président d’AppNation Drew Ianni. “On a découvert l’or il y a deux ans avec Apple, et maintenant c’est la ruée”.
Il y a quelques mois, un portail de vente d’applications, GetJar, qui se veut le numéro un du secteur, a prédit que le marché atteindrait 17,5 milliards de dollars dans trois ans, contre six milliards de dollars dès cette année.
Aujourd’hui, les principaux fabricants de téléphones multifonctions –Apple, Research in Motion (BlackBerry), Nokia, ou encore les fabricants de téléphones fonctionnant sous le système Android conçu par Google– vantent leurs catalogues d’applications comme un argument de vente majeur.
Pourtant, une étude de l‘institut Pew publiée mardi a révélé que seulement 24% des adultes américains se servaient d’applications, ce qui laisse une énorme marge de progression.
Une culture des applis est clairement en train d’émerger parmi certains utilisateurs de téléphones portable, surtout les hommes et les jeunes“,  a souligné une responsable du Pew Internet Project, Kristen Purcell.
“Mais il est évident qu’on n’en est qu’aux débuts de l’adoption (de cette technologie) puisque de nombreux  propriétaires de téléphones ne connaissent pas les capacités de leur appareil”, a ajouté Mme Purcell. “Le marché des applis semble avoir pris de l’avance sur (les habitudes de consommation) de la majorité des adultes utilisant des téléphones portables”.
Tous les éditeurs d’applications ne parviennent pas à gagner de l’argent. “Il faut être très bien classé pour bien gagner sa vie“, a souligné Brian Lee, dont la société Pen Power a conçu l’appli World Card, qui permet de remplir un carnet d’adresses en photographiant des cartes de visites.
Oren Michels, le patron de la société Mashery, qui aide les sociétés à aller au devant des consommateurs en étant présentes sur leurs appareils portables, explique que le succès des applis réside dans le fait qu’elles permettent de faire une seule chose, mais très bien.
Une très bonne appli exauce un souhait: elle réserve une chambre d’hôtel, trouve un taxi, achète une télévision“, résume Oren Michels. “Il ne s’agit pas de faire tenir tout le web sur un petit écran de téléphone, il faut être sélectif“.
La notion qui circule à AppNation, c’est que plutôt que de surfer sur le web avec un navigateur, les internautes s’en remettent à des applis pour les emmener directement là où ils veulent.
L’internaute moyen s’en fiche que ce soit une appli originale ou que ce soit une page web, il veut juste le contenu“, a expliqué le président d’AppNation, Drew Ianni. (D’après AFP)