Les manifestations du mouvement citoyen des Gilets jaunes ne se limitent pas à descendre dans les rues et perturber les grandes villes. En plus des réseaux sociaux, origines de nombreuses mobilisations, des sympathisants du mouvement ont également sévi sur des sites de grandes institutions françaises.

Il semblerait que plusieurs sites institutionnels aient été piratés entre le 2 et le 4 décembre par des membres des « Gilets jaunes » ou des pirates sympathisants du mouvement. Selon le directeur de FireEyre, une société spécialisée en sécurité, David Grout, les sites touchés sont ceux de l’Urssa, du ministère de la Justice, des universités Paris-Sud et de Lorraine et de la Fondation franco-américaine.

Plusieurs groupes activistes ont revendiqué l’attaque de ces sites sur les réseaux sociaux. Le mode opératoire était le même: surcharger le site de trafic pour le rendre inaccessible. Les pirates ont eu recours au « déni de service distribué (DDoS), qui provoque la fermeture du site web en le surchargeant de trafic », explique l’expert en sécurité.

Pour le moment, ces cyberattaques sont évaluées à 5 sur une échelle de 10. Selon David Grout, ces attaques sont donc moyennes et ne relèvent pas « d’une capacité digne d’un État ou de groupes beaucoup plus avancés » et sont plus gênantes que dangereuses.

Le samedi 8 décembre, une nouvelle mobilisation importante des gilets jaunes est prévue en France et en Belgique. De nouvelles attaques sur Internet sont à prévoir, les AnonymousFR ont déjà annoncé s’associer davantage avec le mouvement des Gilets jaunes.

On peut s’attendre à de nouvelles attaques sur plusieurs sites institutionnels, notamment des surcharges de trafics (DDoS), voire des modifications de l’affichage de ses sites s’ils sont piratés afin de les utiliser comme propagande au mouvement.

Il y a quelques jours, on vous partageait l’une des conséquences collatérales du mouvement avec l’augmentation du prix des gilets jaunes sur Amazon.