Alexa, l’assistant vocal d’Amazon n’a pas la science infuse, toutes les questions ne trouvent pas toujours réponse. C’est ainsi que son fabricant a décidé d’appeler ses fidèles à lui venir en aide. Amazon ouvre Alexa Answers : un site qui répertorie les questions face auxquelles Alexa est restée impuissante.

L’une des limites qui empêchent aujourd’hui les assistants personnels vocaux d’être de parfaits compagnons numériques, c’est leur blocage face à certaines requêtes. Les intelligences artificielles dont ils sont équipés sont améliorées en permanence mais il y aura toujours une question un peu trop tordue qui les ramènera à leur condition de simple machine.

Bill Barton, vice-président des informations d’Alexa chez Amazon, donne quelques exemples qui donnent du fil à retordre à l’assistant vocal : “‘Où Barbara Bush a-t-elle été enterrée?’ ou ‘Qui a écrit la partition pour Le Seigneur des Anneaux?’ ou ‘De quoi est fait le liège?’ ou’Où vont les chauves-souris en hiver?’

Dans l’optique de rendre Alexa plus performante, Amazon en appelle à ses utilisateurs. Le géant du numérique ouvre Alexa Answers, un site sur lequel chacun est libre de répondre aux questions les plus complexes.

S’aider de sa communauté? Un pari risqué.

Évidemment, tout projet collaboratif présente un risque, celui d’être alimenté par de joyeux plaisantins ou d’autres qui lui enseignent à Alexa une vérité alternative. Dans le meilleur des mondes, l’assistant d’Amazon aurait droit à une communauté aussi fidèle et efficace que celle de Wikipédia, bien que certains se plaisent encore à y rédiger des absurdités.

Toutefois, Amazon a mis en place une forme de contrôle des réponses, des modérateurs seront assignés pour déterminer si les réponses apportées par la communauté sont bel et bien correctes. Elles ne pourront en outre pas dépasser les 300 caractères. Tout langage jugé inapproprié sera systématiquement filtré pour dégager le travail des modérateurs humains.

Amazon a déjà entamé sa base de données en interne, environ 100.000 réponses ont déjà été apportées par ses employés. La firme envisage par la suite de donner accès à cette base de données à Alexa pour qu’elle aille y puiser les réponses manquantes mais tout dépendra évidemment du succès de la phase préparatoire.