Une étude menée par Axa Partners soulève des questions sur la cybersécurité, celle-ci indique que sept Belges sur dix réutilisent le même mot de passe pour différents comptes. Pire encore, un Belge sur quatre le garde à proximité de son écran.

À l’occasion du mois de décembre, riche en opportunités d’achats sur le web, Axa Partners s’est penché sur la cybersécurité des internautes belges. L’enquête menée auprès de 1000 personnes révèle que l’éducation numérique a encore du chemin à faire.

Des achats en ligne risqués

Si huit Belges sur dix vérifient la fiabilité d’un site internet avant de commander, plus de la moitié effectuent malgré tout leurs achats sur des sites qu’ils ne connaissaient pas auparavant. Résultat : 10% des sondés assurent avoir été roulés au moins une fois lors d’un achat en ligne.

Le Belge est plus soucieux de son enfant que de sa propre sécurité

L’étude révèle que 70,4% d’entre nous réutilisent le même mot de passe à travers différents sites internet. Pour le quart d’entre nous, ce mot de passe est parfois même affiché en évidence sur un post-it abandonné sur le bureau ou collé à l’écran. Seule une personne sur trois parcourt les conditions d’utilisation lors de son inscription sur un site.

Bien que conscients des risques encourus sur le web, les Belges n’appliquent pas ce qu’ils enseignent à leurs propres enfants. L’enquête indique que huit parents sur dix dont les enfants sont actifs en ligne les informent et communiquent avec eux à propos de leur utilisation d’internet.

Méfiance mitigée sur les réseaux sociaux

Le scandale Cambridge Analytica ne semble pas avoir entamé la confiance des utilisateurs de Facebook puisque plus de la moitié continue de répondre à des tests de personnalité, le même genre que ceux qui ont permis de soutirer les données personnelles de 87 millions d’utilisateurs dans le cadre de la campagne électorale de plusieurs personnalités politiques américaines.

Néanmoins, les Belges se protègent mieux sur d’autres points : moins d’un internaute sur cinq accepte des demandes d’amitié de la part d’inconnus et seuls 8% des personnes actives sur Facebook laissent leur compte entièrement public.

Ces chiffres pourraient être améliorés, le Belge se dit soucieux d’en savoir plus à propos de la sécurité en ligne. Près de la moitié indiquent être décontenancés quand il s’agit de protection de la vie privée en ligne. Ils sont à peine moins à manquer d’informations pour se protéger correctement. Deux Belges sur trois souhaiteraient disposer de plus d’informations pour se protéger plus efficacement en ligne.