Hadrian X, c’est le nom de ce robot développé par Fast Brick Robotics (FBS) capable d’assembler une maison en trois jours à raison de mille briques par heure.

La machine a dépassé l’homme a bien des égards. FBS ambitionne de révolutionner un secteur où les robots n’ont pas encore remplacé la main-d’oeuvre humain : la construction. “Les humains posent des briques de la même façon depuis 6000 ans. Jusqu’à maintenant“, résume la philosophie de l’entreprise australienne.

The West Australian rapporte que FBS travaille depuis 2015 sur Hadrian X, un robot-maçon conçu pour amener la construction à une toute autre vitesse.

D’abord testé en laboratoire, les résultats du robot se sont montrés très encourageants lorsqu’il a été amené à assembler une structure à base de briques imprimées en 3D. Ses performances ont été développées jusqu’à un test grandeur nature dont les résultats laissent pantois. Il n’a pas fallu à Hadrian X plus de trois jours pour construire une maison de 180 mètres carrés composée de trois chambres et deux salles de bain.

Hadrian X se présente comme une grue au bras articulé depuis un camion, il est capable de positionner avec précision mille briques par heure quand un maçon pose approximativement 400 briques… par jour. C’est tant grâce à sa technique que par la composition unique des briques qu’Hadrian accomplit de telles prouesses. Les blocs qui composent la maison sont enduits d’une couche adhésive qui évite ainsi au robot-maçon de se soucier du mortier.

Dans un secteur où l’offre est bien souvent insuffisante face à la demande de nouveaux logements, le robot-maçon se présente comme une solution automatisée à très haut rendement. Il ne faudrait pas plus de deux semaines à quelques Hadrian X pour dresser un pâté de maisons.

Mike Pivac, directeur général de FBR, espère commercialiser très prochainement ce nouveau mode de construction. Le dispositif a de quoi intéresser puisqu’il a la particularité de pouvoir être monté sur d’autres dispositifs qu’un camion comme une grue ou un bateau, par exemple. Bien que les maçons aient du souci à se faire, le directeur assure que l’arrivée de sa machine dans le secteur aura un impact minime sur l’emploi.