Neuf personnes et deux sociétés sont accusées d’avoir revendu les plans de Samsung pour la conception d’écrans incurvés à d’autres entreprises.

Les prévenus sont accusés d’avoir mis en place un système pour s’emparer de la technologie développé au sein de Samsung. Au banc des accusés, on retrouve le PDG de Toptec Co, un fabricant de dalles d’écran pour smartphones qui a probablement eu un lien avec le géant sud-coréen, ainsi que huit autres individus.

Le groupe a monté une société-écran dont le but était de soutirer les détails de documents protégés par Samsung Display, la filiale du groupe chargée de la conception des écrans.

Grâce à une seconde société basée en Chine, les malfaiteurs écoulaient les détails du processus de fabrication des écrans incurvés à d’autres entreprises chinoises. Cette affaire révèle comment de nombreux constructeurs de l’empire du Milieu ont subitement commencé à imiter les écrans courbés de Samsung sur des téléphones d’entrée de gamme.

Grâce à ce montage, les neuf inculpés auraient amassé 13,8 millions de dollars, une bien maigre somme face au préjudice porté à Samsung.

Depuis le Samsung Galaxy S6 Edge, les bords incurvés sont la marque de fabrique des appareils haut de gamme de la marque. Cette technologie est le fruit de six longues années de développement menées par une équipe de 38 ingénieurs et d’un investissement qui s’élève à plus de 134 millions de dollars, dix fois plus que l’argent engrangé par le groupe de malfaiteurs.

Ces derniers clament leurs innocence tandis que Samsung Display a déclaré auprès de Bloomberg qu’il “choqué par les résultats de l’enquête menée par les procureurs, à un moment où les concurrents intensifient leur rivalité technologique“.