Le bureau d’études OpenSignal a compilé les mesures de débit internet sur près de huit millions de smartphones à travers 80 pays. Il ressort que pour 33 d’entre eux, les données mobiles sont plus rapides que le Wi-Fi.

Les données mobiles sont-elles en passe de supplanter le Wi-Fi? La course des opérateurs vers des packs de data de plus en plus imposants prend en tout cas tout son sens à la lumière de cette étude.

Sur 80 pays mesurés, les données mobiles transitent plus rapidement qu’avec un réseau Wi-Fi dans 33 pays. Tous les continents sont concernés par ce dépassement, la différence la plus marquée s’observe en Australie où l’internet mobile enregistre une vitesse de téléchargement moyenne de 34,6 Mbps contre 21,6 Mbps pour le Wi-Fi. Le pays des kangourous est suivi par le Liban (+12,3 Mbps), le Qatar (+11,8 Mbps) et Oman (+11 Mbps).

Source : OpenSignal

En revanche, la Belgique n’affiche pas de différence significative entre ses débits mobile et Wi-Fi. Les données mobiles transitent même légèrement moins vite qu’en réseau local : 33,5 Mbps en moyenne contre 34,3 Mbps. L’étude permet toutefois de constater que notre pays fait partie des bons élèves en matière de débit, dont le classement est dominé par la Corée du sud, Singapour et la Norvège.

Source : OpenSignal

La différence de débit est encore plus frappante quand on ne s’intéresse qu’au réseau 4G. Si l’on ne prend en compte que ce protocole de télécommunication, l’internet mobile est plus rapide dans 50 des 80 pays étudiés, soit une proportion de 63%. La Belgique fait alors son entrée au classement, enregistrant un débit 4G supérieur de 4,2 Mbps au Wi-Fi. Pour les autres pays, l’écart se creuse : le Liban enregistre une différence de 25 Mbps, suivie par Oman (18,4 Mbps), le Qatar (+ 18,1 Mbps) et l’Australie (+ 17,5 Mbps).

Cet avantage va s’accélérer avec l’introduction de la 5G, en raison de la croissance rapide de l’innovation mobile face à un déploiement de réseaux Wi-Fi lent et coûteux. L’écart s’explique également par la conception des smartphones qui n’est pas orientée vers le Wi-Fi, ainsi que la limitation de nombreux téléphones à ne supporter que les réseaux Wi-Fi 2.4 Ghz, plus lents que les réseaux 5 Ghz.