Dans la rue, les gilets jaunes se rassemblent, filtrent, bloquent les routes et les accès aux pompes. C’est avant tout sur les réseaux sociaux que la révolte s’organise mais les partisans du mouvement accusent Facebook de les censurer. Pourtant, la raison de la disparition de leurs posts se trouve ailleurs.

Sur Facebook, les groupes de gilets jaunes se comptent par dizaines. Des pages les plus importantes, comme “Nous Gilets Jaunes” ou “Gilet jaune Belgique la voix du peuple” à plusieurs milliers de membres, jusqu’aux plus petits groupes locaux.

Sur ces pages et groupes, les rendez-vous et les articles s’échangent en permanence. Depuis la mi-novembre, les accusations ont commencé à peser sur Facebook, les utilisateurs se plaignant de censure de la part du réseau social. À partir du 20 novembre, les plaintes se sont encore accentuées envers la plateforme.

Pourtant, les difficultés d’utilisation rencontrées sur la plateforme n’ont probablement aucun lien avec le mouvement des gilets jaunes. Facebook traverse simplement une période où les pannes se font particulièrement nombreuses. Il suffit d’observer la carte de DownDetector qui recense les plaintes à l’encontre d’un site pour constater que la Belgique et la France ne sont pas les seuls pays touchés.

Capture d’écran DownDetector le 23 novembre

Facebook a d’ailleurs communiqué sur Twitter à ce sujet le 20 novembre, expliquant que “nous savons que certaines personnes ont des soucis d’accès avec la famille d’applis Facebook. Nous travaillons pour résoudre le problème le plus vite possible“.

Sur sa page destinée aux développeurs, le réseau social a confirme que les erreurs se multiplient et les délais de requête s’allongent vis-à-vis des API, l’interface pour les développeurs d’applications tierces. Le problème a été résolu depuis ce jeudi vers midi.

Des problèmes persistent

Malgré tout, certains gilets jaunes se disent victimes de suppressions de leurs publications voire de suspension de leur compte. Les partisans y voient une atteinte à leur liberté, pointant le réseau social du doigt.

De son côté, Facebook assure qu’il s’agit de suppressions volontaires effectuées par les administrateurs des groupes. Quant aux comptes supprimés, la plateforme précise qu’ils peuvent être désactivés en cas d’utilisation d’un faux nom, de publication de contenu ne respectant pas les conditions d’utilisation, de comportement inapproprié, problématique récurrent ou encore d’intimidation.

Si vous souhaitez contester la désactivation de votre compte, rendez-vous sur cette page. Certains gilets ont déjà pris la décision d’organiser leur mouvement ailleurs, migrant vers d’autres plateformes.