Il est l’icône de toute une génération, tournoie dans le ciel à des vitesses supersoniques, Iron Man se cache peut-être bien parmi nous. Gravity Industries travaille depuis plusieurs mois à la conception d’une combinaison volante, sous l’oeil d’un patron qui rappelle étrangement Tony Stark.

Sa combinaison volante, Richard Browning ne l’a pas assemblée au fin fond d’une prison afghane mais son élaboration se rapproche bien des débuts de celle d’Iron Man.

Dans un entretien à Wired, l’ex-réserviste de l’armée américaine raconte comment ses gènes de pilote et sa forme physique l’ont amené à concevoir une armure capable de propulser un homme dans les airs. Et cet homme n’est autre que Richard Browning lui-même, pilote principal de son prototype.

Essai après essai, le Britannique et son équipe cherchent la disposition idéale des réacteurs pour quitter le sol avec stabilité. Au cours des premiers tests, Browning s’envole grâce à des propulseurs attachés aux bras et aux jambes mais il réalise bien vite que le réflexe de pédaler crée un déséquilibre, ce qui l’amènera à déplacer les turbines des jambes sur son dos.

Après bien des tentatives infructueuses, Gravity Industries finit par développer un modèle opérationnel. Baptisée Daedalus, la combinaison permet de se déplacer à 51 km/h grâce à deux paires de turbines sur les manches ainsi qu’un jetpack dorsal équipé de micro-turbines, le tout déployant une puissance de plus de 1000 chevaux.

Malgré un record de vitesse pour une combinaison volante, on est loin de la vitesse de celle de Tony Stark. Son concepteur assure que celle-ci permet d’aller bien au-delà et pourrait théoriquement propulser son pilote à 3600 mètres d’altitude. Pour des raisons évidentes de sécurité, Gravity Industries ne tente pas de franchir les limites actuelles de Daedalus, son pilotage présentant déjà des risques importants.

Sous le casque, les informations sur la vitesse, l’altitude ou encore la quantité de carburant restant défilent devant les yeux du pilote. Le réservoir de 20 litres se vide à toute allure puisque Daedalus consomme environ 4 litres de diesel à la minute, autorisant à voler pendant un maximum de 5 minutes.

Des courses dans les airs en 2019

Neuf exemplaires de la combinaisons de Gravity Industries ont été vendus à 440.000€ pièce au cours de l’été. Des formations au pilotage de l’engin sont également proposés à 39.000€ la journée. On est pas encore prêt de voir se déplacer des hommes et femmes en combinaison dans le ciel mais Browning espère donner le coup d’envoi des premières courses en Daedalus courant 2019.