Les robots font de plus en plus leur apparition dans les tâches quotidiennes. Après le présentateur de JT chinois, place à Ginger, robot serveur népalais.

Ginger a vu le jour grâce à la start-up locale Paaila Technology regroupant des jeunes développeurs autodidactes. Le robot humanoïde d’un mètre cinquante est capable de communiquer à la fois en anglais et en népalais. Il a également été programmé pour comprendre et raconter des blagues, comme ces consœurs Alexa et autre Siri, d’autres intelligences artificielles.

Il tient son nom du gingembre (ginger en anglais), épice omniprésente dans la cuisine népalaise. On retrouve trois exemplaires de Ginger dans le restaurant Naulo, dans la capitale Katmandou. Les robots sont utilisés comme des serveurs et apportent les commandes aux tables des clients. Ceux-ci commandent leur plat via une tablette intégrée aux tables et, une fois qu’elles sont prêtes, Ginger va les chercher en cuisine et les apporte aux clients.

« Ginger, capable de détecter les mouvements et les obstacles, navigue adroitement dans le restaurant bondé, portant des plateaux chargés de nourriture » explique Binay Raut, dirigeant de la start-up.

Les 25 ingénieurs qui l’ont développé l’ont assemblé à la main, soudant et moulant les différentes pièces dans leur tout petit atelier. La pauvreté du pays et des infrastructures technologiques du Népal ont forcé l’équipe à faire preuve d’ingéniosité et ont eu recours à de nombreux plans D. Ainsi, le corps de Ginger a été peint dans le garage de voitures local.

Les serveurs-robots sont devenus une véritable attraction dans le restaurant. Les clients font même des selfies avec eux.

La start-up Paaila Technology espère pouvoir vendre son modèle de robots à travers le pays et à l’étranger dès qu’elle aura déposé ses brevets. Elle assure qu’il lui faudra encore apporter quelques modifications pour faire de Ginger, le parfait serveur.