La société de chemin de fer français a annoncé sa volonté de tirer un trait sur les locomotives diesel dans les prochaines années. Celles-ci seraient alors remplacées par une alternative plus écologique, l’hydrogène.

Une alternative qui intervient dans une volonté de rendre le réseau ferroviaire français plus écologique. Vendredi dernier, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a dévoilé les plans ambitieux que la Société nationale de chemins de fer avait pour les prochaines années.

L’objectif central est de remplacer petit à petit les dernières locomotives fonctionnant au diesel dès 2022, pour les supprimer totalement d’ici 2030 à 2035. « Chaque jour, il y a 20 % des trains qui circulent avec la traction diesel. Ça veut dire 3 500 trains » affirme le président de la SNCF. Un chiffre qui reste encore important, même pour ce transport en commun relativement peu polluant en comparaison des voitures et camions.

Et pour remplacer ces locomotives polluantes, Guillaume Pepy a annoncé miser sur l’hydrogène. La société va « s’y engager à fond, parce que c’est une vraie solution : si vous avez un train à traction hydrogène, vous pouvez faire 300, 400, 500 kilomètres » déclare-t-il au micro de RTL. Un changement qui entraînera forcément une multitude de défis tant techniques que logistiques.

C’est d’ailleurs pourquoi le président parle de 2022 comme l’année de lancement du projet plutôt que 2019. Une marge de 2 ans qui permettra d’arrêter la production de nouvelles locomotives au diesel et le test de plusieurs prototypes de véhicules à hydrogène. La SNCF se donne entre 12 et 17 ans pour remplacer intégralement ces locomotives. Un calendrier lointain, mais qui reste toujours plus proche que les dernières échéances qui annonçaient 2050 pour sortir du diesel ferroviaire.

Le choix de l’hydrogène peut étonner étant donné que cette technologie n’est pas encore totalement au point, mais elle semble tout de même beaucoup plus accessible que les autres. Il a souvent été question du déploiement d’un réseau ferroviaire totalement électrique, mais celle-ci demanderait près de 54,5 milliards de dollars pour électrifier l’ensemble des lignes, comme l’affirment nos confrères de Numerama.