Des chercheurs belges viennent de mettre au point une nouvelle manière révolutionnaire de stocker de données informatiques. Exit les clés USB, disques durs et clouds en ligne, place à la poudre de stockage.

Cela semble invraisemblable et pourtant, des informaticiens, chimistes et biochimistes de l’Université de Gand l’ont fait. En s’inspirant de l’ADN – base de tout être vivant – les chercheurs ont mis au point un processus chimique de stockage d’informations sous la forme d’une poudre, et plus particulièrement de macromolécules synthétiques.

Leur invention permet de stocker des petites quantités d’informations, du type QR-code ou texte court, dans des toutes petites molécules, comme le fait l’ADN. À partir de cette poudre synthétique, et en appliquant une méthode d’analyse biochimique ainsi qu’un programme informatique particulier, il est possible de déchiffrer et lire les données qu’elle contient. Les chercheurs ont également développé un second programme informatique qui automatise le processus de traduction du code QR vers les macromolécules.

 

Pour le moment, les capacités de stockage sont encore fort limitées, mais les chercheurs de l’Université de Gand sont confiants à propos de leur invention. À terme, celle-ci pourrait emmagasiner davantage d’information que l’ADN humain. L’idée étant de remplacer les clés USB et disques durs traditionnels.

Au-delà de la prouesse technique, cette invention s’inscrit dans une volonté de trouver une alternative plus écologique au stockage de données comme l’explique Filip Du Prez, professeur ayant travaillé sur le projet : “Des entreprises telles Google ont quasiment besoin d’une centrale nucléaire à côté de leurs serveurs pour faire tourner tous leurs ordinateurs. Voilà pourquoi nous avons recherché une manière économe en énergie de stocker les données”. Il est vrai que pour les formes de stockages telles qu’on les connait aujourd’hui exigent des quantités importantes d’énergie pour fonctionner, ainsi que la production de métaux lourds, néfaste pour la planète.