Le format d’image WebP ne vous dit peut-être rien, mais il est en passe de faire son grand retour sur le web par le biais de deux navigateurs supplémentaires. Développé par Google, celui-ci fera son entrée sur Firefox et Edge.

WebP, c’est un format d’image qui a pour but d’alléger le poids des images sur le net en les compressant avec ou sans perte de qualité. Lancé il y a huit ans par le géant de Mountain View, WebP avait alors été mis à disposition de tous.

Un poids plume pour un internet fluide

Google s’était attelé à son développement avec la promesse d’un internet plus rapide. Il réduirait le poids des images de plus d’un tiers en moyenne. Le format s’avère parfois plus efficace que le JPEG. Selon Google, “les images sans perte WebP sont 26 % plus petites en taille que les images PNG. Les images WebP avec perte sont 25-34 % plus petites que les images JPEG comparables avec un indice de qualité SSIM équivalent“.

Ses développeurs avancent un chiffre : 65% des données reçues lors de la consultation d’un site web sont des images. Google l’utilise notamment pour ses miniatures sur Youtube et Facebook s’y est intéressé de près via une série de tests conduits en 2013.

Difficile adoption

La réussite du WebP ne tient qu’à son utilisation par les navigateurs. Or, seul Chrome a jusqu’ici adopté le format lancé par sa propre maison-mère. Toutefois, le navigateur représente à lui seul 60 à 64% des parts du marché, mais il restait à Google encore quelques coeurs à conquérir.

Firefox et le WebP s’entendent comme chien et chat depuis toujours : le fondation Mozilla publie un avis négatif sur le format en 2011, avant de l’étudier à nouveau en 2013 mais son opinion reste inchangé. Cinq ans plus tard, Mozilla fait volte-face et annonce l’intégration du format dans le courant du premier semestre 2019. La version iOS du navigateur n’est toutefois pas concernée.

Quant à Microsoft, le format vient d’être approuvé par son navigateur : Patrick Kettner, responsable projet pour l’interopérabilité d’Edge, annonce que le WebP y est à présent effectif. Il reste encore au WebP un géant à amadouer : Safari. Apple rechigne à l’employer, bien que des tests ont été menés en 2016, sans suite.