Presque un an après sa sortie sur PS4 et Xbox One (voir notre test), Dragon Ball FighterZ ne déçoit pas non plus sur Switch, d’autant qu’il permet des combats toujours très spectaculaires qui peuvent être disputés jusqu’à six, n’importe où.

La dernière adaptation vidéoludique de la série animée créée par le célèbre auteur Akira Toriyama, une fois de plus chapeautée par Namco-Bandai, se devait de sortir sur Switch. C’est désormais chose faite, avec ce Dragon Ball FighterZ au design old-school inspiré des jeux de baston en 2D des années 90, qui peut désormais être jouable partout grâce aux fonctionnalités nomades de la console de Nintendo.

L’affichage reprend le style 2.5D, avec des personnages modélisés en 3D, dans des décors animés en 2 dimensions. Le rendu de cette version Switch est toujours époustouflant, et l’on se croirait tout bonnement dans un épisode de la série. On notera d’ailleurs que les transitions entre les dialogues, cinématiques et séquences de combat font honneur au moteur du jeu.

Malgré de petites chutes de framerate (on reste globalement aux alentours des 60 fps) et des textures un peu moins lisses que sur PS4 ou Xbox One (avec quelques effets de flou), le jeu reste hyper fluide et aussi agréable à jouer qu’à regarder. D’autant que nombre de personnages sont présents et que tous se valent, n’en déplaisent aux puristes. On regrettera que cette arrivée un poil tardive sur Switch ne soit pas agrémentée de quelques personnages depuis sortis via les différents DLC. Il faudra donc payer pour compléter le casting.

Côté affrontements, ceux-ci s’avèrent très accessibles avec la présence de commandes simples (notamment pensées pour pouvoir jouer avec un seul Joy-Con) qui ne demandent pas d’exécuter de quart de cercle ou de retenir des enchaînements de touches pour sortir des combos complexes.

Dragon Ball FighterZ laisse de côté le réalisme pour se concentrer sur le dynamisme de ses affrontements, mais n’en reste pas moins technique et exigeant. Il faudra de nombreuses heures de jeu pour maîtriser tous les personnages, les combos, enchainements et super-attaques. Si maîtriser les coups ne demandera en soi pas un trop grand travail d’apprentissage, mémoriser les combinaisons gagnantes dans les enchainements aériens et maîtriser le timing se révéleront indispensables pour briller dans les classements en ligne.  De quoi séduire les combattants débutants comme les habitués des jeux de baston.

On notera d’ailleurs que le jeu se caractérise aussi par son approche unique en misant avant tout sur du tag-battle avec des affrontements à trois contre trois qui rendent les combats beaucoup plus stratégiques qu’il n’y paraît. Changer de personnage au bon moment permettra souvent de prendre un sérieux avantage sur son adversaire.

Au niveau de son contenu, Dragon Ball FighterZ reprend tous les modes précédemment disponibles. Outre son très bon casting de base, le jeu dispose de nombreux modes de jeu allant du classique mode Arcade au mode Histoire – malheureusement pas très excitant malgré sa nature inédite, la faute à un scénario qui tarde à prendre son envol. Sans oublier bien sûr le multijoueur qui représente l’épine dorsale du jeu, comme dans tout jeu de baston qui se respecte. Les affrontements en ligne restent ici dans l’ensemble fluides même si on constate parfois quelques ralentissements. Rien de bien grave, cependant.

En mode local, cette version Switch frappe par contre encore plus fort, avec la possibilité d’effectuer des joutes jusqu’à six. Il est en effet possible avec un seul exemplaire du jeu de jouer n’importe où avec six amis. Dans cette configuration, chacun joue à l’aide d’un unique joy-con. La maniabilité est certes un peu délicate au début (heureusement, il y a les commandes simplifiées), mais vu que tout le monde est logé à la même enseigne, il n’y a pas vraiment d’excuse. Les parties endiablées s’enchaînent et c’est un vrai régal de partager ces combats spectaculaires grâce aux fonctionnalités portables de la Switch.

Sur le plan technique, malgré une finition un peu moins détaillée que sur les plus performantes PS4 et Xbox One, Dragon Ball FighterZ brille véritablement sur Switch avec son moteur graphique impressionnant, ses animations dessinées à la main, ses effets visuels dignes d’une superproduction hollywoodienne et sa bande sonore originale. Beau, fluide et d’une fidélité extrême à l’œuvre d’Akira Toriyama, Dragon Ball FighterZ est la perle que les fans de la série animée attendaient depuis si longtemps – et devient un indispensable pour les amateurs de baston en possession d’une Switch.

Conclusion

Proposant un contenu identique aux versions PS4 et Xbox One, Dragon Ball FighterZ sur Switch s’impose sans mal comme l’un des meilleurs, voire le meilleur jeu de baston en présence sur la console de Nintendo. Fidèle à l’œuvre d’Akira Toriyama, accessible, fluide et nanti d’un gameplay riche et profond, il est aussi beau à regarder que fun à parcourir, que ce soit en solo ou en multijoueur (avec un mode local jusqu’à six avec une seule cartouche!). On regrettera juste un mode Histoire pas très excitant, et, pour ce portage Switch, un gameplay au joy-con un brin revêche. On recommandera donc l’utilisation du Pad Pro pour les plus exigeants.

Dragon Ball FighterZ

7.9

Gameplay

8.0/10

Contenu

7.0/10

Graphismes

8.5/10

Bande son

7.5/10

Finition

8.5/10

Les + :

  • Un joli casting
  • Fidèle à l’œuvre de Toriyama
  • Un gameplay accessible et riche
  • Visuellement très joli
  • De la baston en local jusqu’à 6

Les - :

  • Le mode Histoire pas très excitant
  • La navigation dans le lobby
  • Gameplay au joy-con un peu moins précis
  • Pas de DLC inclus