Londres estime que les militaires russes sont l’auteur de cyber attaques « aveugles et irresponsables ».

Londres a accusé la Russie, par le biais de son ministre des affaires étrangères, Jeremy Hunt, d’être responsable de six cyberattaques. Selon le centre britannique de la cybersécurité (NCSC), des membres des services de renseignement militaires russes (GRU) seraient responsables de diverses attaques informatiques de grandes envergures visant des institutions politiques, des entreprises, des médias et des organisations sportives à travers le monde.

Ces attaques en ligne, décrites comme « aveugles et irresponsables » par Jeremy Hunt, auraient été effectuées par des pirates appartenant à des groupes comme Sandworm, Pawnstorm, CyberCaliphate et Strontium, qui opèrent en réalité sous le couvert des services de renseignements russes. Selon Londres, au moins six attaques seraient à attribuer aux militaires russes, dont le vol de courriels d’une chaîne de télévision britannique (2015), le malware Bad Rabbit (2017), et la tentative de piratage de l’agence mondiale antidopage (2017).

Autre point important, les experts britanniques arrivent à la même conclusion que les Américains concernant l’intention des pirates russes de s’immiscer dans l’élection présidentielle de 2016. Alors que les tensions entre les États-Unis et la Russie se sont accrues au niveau de la cybersécurité, Jeremy Hunt a affirmé que le Royaume-Uni et ses alliés « exposeraient et réagiraient aux tentatives du GRU de saper la stabilité internationale. Les actions du GRU sont irresponsables et aveugles : ils tentent de saper et d’intervenir dans les élections d’autres pays ».