La Défense belge veut obliger Google à flouter les sites sensibles sur son service de cartographie en ligne.

La base aérienne de Kleine-Brogel et de Florennes, les installations pétrolières du port d’Anvers ou encore les centrales nucléaires belges sont pour l’instant parfaitement visibles sur les images satellites mises à la disposition de tous sur Google Maps.

Or, pour des raisons de sécurité nationale, la Défense avait par le passé demandé à la firme de Mountain View de flouter ces différents sites sur son service. Mais, vu que le géant américain ne l’a pas fait, elle va porter plainte contre Google, nous apprenait il y a quelques jours Reuters.

Google a réagi dans la foulée: “C’est dommage que le département belge de la Défense ait pris cette décision car nous travaillons en étroite collaboration avec le Ministère depuis déjà plus de deux ans, apportant des modifications à nos cartes où cela était demandé et où il existe un cadre légal en droit belge pour une telle demande. Nous continuons de travailler avec le Ministère dans cet esprit de coopération”, déclarait Michiel Sallaets, porte-parole de Google Belgique.

Selon la Défense, Google refuse de flouter les sites sensibles belges (150 au total) car les images proviennent de satellites appartenant aux États-Unis, et dépendent donc de la législation américaine.

En France, certains sites ont été floutés suite aux demandes de la communauté du renseignement et des forces armées. Mais d’autres restent parfaitement lisibles, comme la base de l’Île Longue, dans le Finistère, qui abrite les sous-marins nucléaires français. L’occultation de cette zone avait été demandée en 2006.