Le lancement officiel de la plateforme centralisée du gouvernement a été entaché par quelques soucis.

Il s’agit d’une initiative du gouvernement fédéral, grâce à une plateforme en ligne, les citoyens pourront accéder facilement à leurs documents officiels numériques. Une fois connectés à leur eBox, ils pourront lier une adresse mail pour recevoir des notifications dès qu’un nouveau document fera son apparition. Les communes, les régions, le gouvernement fédéral, mais aussi d’autres acteurs privés vont passer par la plateforme.

Cela fait environ six ans que le projet eBox est en chantier, mais depuis hier, le gouvernement vient de lancer officiellement ce service de boite électronique sécurisée avec la campagne « Passez au digital ». Il suffit de se connecter sur le site à l’aide de sa carte eID, grâce à un “token” ou encore via l’application mobile “itsme”.

« Cette nouvelle eBox prouve que la collaboration et la cocréation dans un écosystème ouvert fonctionnent. Non seulement entre les différents services publics, mais aussi avec d’autres partenaires. C’est simple, rapide et sûr. Tout s’articule autour de l’utilisateur final », explique Ben Smeets, Directeur général de la DG Transformation digitale responsable de la plateforme.

D’après nos confrères du Vif, le démarrage du service avait laissé quelques utilisateurs dans l’embarras, divers problèmes techniques venaient en effet empêcher la finalisation du processus d’inscription. Autre souci, le mail de confirmation envoyé aux utilisateurs fraichement enregistrés contenait un lien non sécurisé, et donc vulnérable. Un expert en informatique a également rappelé sur Twitter que le mail de confirmation venait du domaine fgov.be, qui ne dispose pas de certification SPF. Une norme qui permet d’empêcher la contrefaçon des mails émanant de cette adresse, il serait donc relativement facile pour des personnes mal intentionnées de se faire passer pour l’autorité fédérale.

La Direction Générale pour la Transformation Numérique a cependant été mise au courant de ces problèmes et assure que la plupart ont déjà été réglés. En ce qui concerne l’agréation SPF pour éviter la contrefaçon de courriels, le problème est encore étudié, bien qu’il ait déjà été signalé l’année passée.

En ce qui concerne les administrations locales et les communes, il faudra encore un peu patienter pour une participation effective. Pour le SPF Finance, il faudra patienter jusqu’en janvier 2019, tandis que des acteurs du secteur privé comme Doccle, Unified Post et Trusto ont déjà répondu présents. La campagne « Passez au digital » devrait durer deux semaines sur les réseaux sociaux et les ondes.