Ce mercredi 3 octobre 2018, The Predator sort sur nos écrans. Avant de prendre part au massacre mené par le chasseur intergalactique (le film est interdit aux moins de 12 ans), on vous indique tout ce qu’il y a à savoir sur ce film d’action musclé faisant la part belle à la science-fiction.

Un mercenaire aux commandes

Shane Black Hawkins

Au sommet de l’affiche de cette cuvée 2018, vous aurez peut-être aperçu la mention “Par le réalisateur de Iron Man 3”. Cet homme, c’est Shane Black, metteur en scène de polars  teintés de comédie (Kiss Kiss Bang Bang, The Nice Guys), scénariste des plus grands buddy movies de la fin des années 80-début 90 (L’arme Fatale, Le Dernier Samaritain) et…acteur dans le premier Predator sorti en 1987.

Il y interprétait Rick Hawkins, membre rigolard de l’équipe d’élite menée par Dutch (Arnold Schwarzenegger) qui fera face au Predator dans la jungle du Guatemala. Ce sera même lui la première victime du chasseur extraterrestre. Shane Black connait donc bien l’univers de Predator, et l’on aurait tendance à lui accorder toute légitimité. Après tout, lui et la créature ont de vieux comptes à régler…

The Predator fait suite aux films des années 80 et 90

Jake Busey The Predator

Les évènements de The Predator se déroulent après ceux des deux premiers films (les deux Alien Vs Predator étant des spin-off et Predators une tentative de reboot). Il s’agit donc du véritable troisième opus, et le script tient compte des évènements survenus dans le Predator original et sa séquelle sortie en 1990. Le nouveau film y fait d’ailleurs régulièrement référence, par le biais de dialogues ou d’images.

La présence au casting de l’acteur Jake Busey, fils de Gary Busey qui jouait le rôle de l’agent spécial Peter Keyes en lutte contre les cartels dans Predator 2, est d’ailleurs l’un de nombreux ponts établis entre les anciens films et celui-ci.

Arnold Schwarzenegger pas convaincu par le scénario

Arnold Schwarzenegger Predator

Beaucoup auraient rêvé de voir l’acteur reprendre le rôle du major Dutch dans cette suite. Schwarzy a bien été en contact avec le réalisateur Shane Black au sujet du retour du personnage qu’il incarnait en 1987. Hélas, l’acteur d’origine autrichienne ne fait finalement pas partie de l’aventure, même pour un petit caméo.

En avril 2017, l’intéressé avait déclaré avoir lu le script et ne pas l’avoir trouvé à son goût : J’ai lu et je ne l’ai pas aimé – quelle que fut leur offre. Je ne vais pas le faire, sauf s’ils le réécrivent, ou qu’ils me donnent un rôle plus important. Mais dans l’état actuel des choses, non, je ne le ferai pas”.

Comme un petit air de super-héros Marvel

Iron Man 3

Au casting de The Predator on retrouve l’acteur Boyd Holbrook qui jouait Pierce, l’adversaire de Logan dans le film éponyme de 2017. Olivia Munn, qui joue ici le rôle d’une scientifique, avait également été aperçue dans un autre film de super-héros, X-Men: Apocalypse où elle endossait le costume du personnage de Psylocke.

Les hasards du casting probablement, même si The Predator possède bien un petit air de film de super-héros made in Marvel. Le film est très loin d’être un spectacle grand public à cause de ses nombreux débordements gore et de ses dialogues vulgaires, mais le réalisateur, qui s’était attelé à la mise en scène d’Iron Man 3 en 2013, a glissé en toute fin de métrage un clin d’œil très “comic book” à l’armure de Tony Stark. Pas sûr toutefois que les fans d’épouvante apprécieront…

Un nouveau départ pour la franchise Predator

The Predator

A moins de résultats mitigés au box-office (pour l’instant une petite centaine de millions de dollars engrangés au box-office nord-américain pour un coût de 88 millions), deux suites sont d’ores et déjà prévues. The Predator veut faire évoluer la saga vers d’autres territoires. Le film ne met d’ailleurs plus en scène qu’une simple chasse entre humains et extra-terrestres. Beaucoup d’éléments présentés ici restent à développer, notamment en ce qui concerne la manipulation génétique, et le stade supérieur de l’évolution. La présence d’un enfant autiste mais aussi celle d’un méga-Predator au look sensiblement différent des créatures montrées dans les précédents films vont dans ce sens.

La franchise repart donc en regardant à la fois dans le rétro mais aussi vers l’avant, avec des idées neuves à développer dans de futures suites dont on ne connaît pour l’instant rien. Au vu du final de cet opus, aucun doute que la chasse reste belle et bien ouverte en tous cas…