Chaque année, faux sites et techniques d’hameçonnage coutent plus de 150 millions d’euros aux Français.

C’est la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui tire la sonnette d’alarme : chaque année, un million de Français se font avoir par des escroqueries sur internet liés à des faux sites administratifs. Les dommages s’élèvent à 150 millions d’euros par an.

Beaucoup de services administratifs permettent d’effectuer des démarches directement sur internet. A priori, rien de plus simple, il suffit de se rendre sur le site de l’administration concernée, et de remplir les formulaires en ligne. Sauf que beaucoup d’utilisateurs distraits se font avoir par des faux sites qui ressemblent comme deux gouttes d’eau aux sites officiels. Pour éviter cela, la DGCCRF rappelle qu’il suffit de faire attention à la terminologie du site : seuls les sites en gouv.fr sont officiels, et la liste des sites gouvernementaux se trouve sur service-public.fr.

Beaucoup d’internautes se font également avoir via la technique du “phising”, ou hameçonnage. Les escrocs envoient un mail aux couleurs et au design d’une instance officielle comme la sécurité sociale, le ministère des Finances ou la police. Le mail invite ensuite l’internaute à se rendre sur un site ou une centrale d’appel pour y confirmer certaines données personnelles. Comme précédemment, il faut être attentif à l’adresse de l’émetteur, au contenu du mail, aux fautes d’orthographe et à la mise en page pour repérer l’arnaque.

Enfin, la DGCCRF rappelle que la majorité des services administratifs en ligne sont gratuits, si des sites réclament de passer à la caisse pour un acte de naissance, une inscription sur les listes électorales ou un renouvellement de carte grise, c’est qu’ils sont faux.

En Belgique, le problème existe aussi, on rappelle que 9% des internautes belges ont été victimes de fraudes sur internet, notamment via la technique du phishing (chiffres de 2015). En cas de doute, ou pour s’informer, vous pouvez vous rendre sur le site Safe on Web.