Vous connaissez sans doute “le dine-and-dash”, cette pratique qui consiste à prendre un verre dans un café ou un plat au restaurant avant de s’éclipser dans la nature ? Cette arnaque, Paul Gonzales l’a expérimentée de nombreuses fois à Los Angeles, au détriment des femmes qu’il avait rencontrées en ligne. Aujourd’hui, la note risque d’être salée pour lui.

Au cours des deux dernières années, Paul Gonzales a multiplié les rencontres en ligne avec des femmes. Des discussions qui aboutissent à un rencard au restaurant mais qui ne se dérouleront pas comme ses partenaires l’avaient prévu.

Celui qu’on surnomme le “Dine-and-dasher dater” conclut en effet ses rendez-vous amoureux d’une manière quelque peu inattendue. Après s’être bien rempli la panse, l’homme prétend se rendre aux toilettes ou répondre à un appel alors qu’il file en douce hors du restaurant. Ne voyant jamais le charmeur de 45 ans revenir sur sa chaise, les femmes sont alors contraintes de payer la note.

Une femme lésée raconte à une chaîne de télévision locale qu’il a commandé pour 100$ de nourriture avant de disparaître. Paul Gonzales avait demandé deux entrées, arguant qu’il pratiquait la musculation. Une autre explique qu’il est parti répondre à un soi-disant appel, ne laissant qu’une demi-patate dans son assiette. Il n’est évidemment jamais revenu.

950$ de fraude et jusqu’à 13 ans de prison

Entre mai 2016 et avril 2018, il aurait ainsi forcé huit femmes à régler l’addition, dans deux autres cas, les restaurants ont repéré le malfrat. Au total, il aurait fraudé plus de 950$ dans les restaurants de Pasadena, Long beach, Burbank et Los Angeles en Californie. Adepte du non-paiement, il est par ailleurs accusé d’avoir quitté un salon de coiffure sans s’acquitter de la note.

Une dizaine de chef d’accusation pèsent aujourd’hui sur Paul Gonzales, entre extorsion, vol qualifié, fraude d’aubergiste et vol mineur. L’homme risque jusqu’à treize ans de prison s’il est déclaré coupable pour l’ensemble de ces accusations.