Une nouvelle étape dans le développement de batteries au sodium-ion vient d’être franchie.

Actuellement, le lithium est utilisé dans les batteries de smartphones, tablettes, ordinateurs portables et même les voitures électriques. Mais cette ressource permettant de fabriquer les batteries lithium-ion s’épuise et devient de plus en plus couteuse à extraire, avec un impact écologique important.

C’est pourquoi les chercheurs, notamment à l’université de Tokyo et du côté du CNRS et du CEA en France, essayent depuis quelques années de trouver des alternatives. Mais aujourd’hui, c’est du côté de l’Université de Birmingham que les choses bougent. Là-bas, des chercheurs se consacrent à créer un nouveau type de batterie au sodium, qui existent depuis les années 80. Leurs simulations menées sur des supercalculateurs à partir de modèles mécaniques quantiques ont aboutit à une conclusion encourageante.

Pour eux, l’alternative parfaite au lithium est le phosphore. La réaction entre le sodium et le phosphore a permis de créer une batterie stockant 7 fois plus d’énergie qu’une batterie lithium-ion du même poids. Cette découverte pourrait fortement intéresser les constructeurs de smartphones afin de commercialiser des appareils qui tiendront plusieurs jours d’affilée. De plus, le sodium, qui n’est rien de moins qu’un des principaux constituants du sel, est une ressource relativement abondante sur Terre en plus d’être moins coûteuse et polluante à extraire.

Un découverte très intéressante donc, mais avant un éventuel déploiement industriel, il faudra encore passer par de nombreux tests et optimisations.