Avec son projet “Train Autonome”, la SNCF espère voir fonctionner deux prototypes de trains de fret et de voyageurs d’ici cinq ans.

La SNCF a annoncé avoir conclu deux consortiums chargés de développer des trains autonomes qui rentreront en service pour l’horizon 2023. Si le secteur de l’automobile et de l’aéronautique expérimente déjà depuis plusieurs années sur le concept, le secteur ferroviaire en est encore à ses débuts. Pour l’heure, seule une ligne de fret en Australie utilise une locomotive autonome. Avec son projet “Train Autonome”, la SNCF pourrait donc frapper un grand coup.

La SNCF, qui parle de véritable « révolution ferroviaire », compte développer aussi bien le transport de marchandise que le transport de voyageurs avec ses trains autonomes. Pour cela, l’entreprise publique a fait appel à des partenaires de taille : Asltom, Bombardier et Bosch. Les premiers prototypes de trains indépendants seront attendus dans cinq ans. A noter que les premiers trains pilotés à distance (trains-drones) seront testés d’ici deux ans, et que les trains semi-autonomes seront mis en circulation bien avant 2023.

Au niveau du financement, la SNCF s’acquittera 30% du projet, l’Etat français participera à 30% également, tandis que les autres acteurs supporteront 40% du budget. Ce projet ambitieux a été estimé à 57 millions d’euros. Avec le projet Train Autonome, la SNCF espère bien fluidifier la circulation du réseau, optimiser la vitesse de chaque trains et avoir un système ferroviaire capable de réagir en temps réel. Plusieurs trains devraient également pouvoir rouler en même temps sur le même tronçon.

L’automatisation se fera par palier.

« Les deux grands défis du ferroviaire qui sont le coût du système ferroviaire et la qualité de service seront résolus par le train autonome », explique Patrick Jantet, président de SNCF Réseau. Reste encore à voir si les voyageurs seront prêts à embarquer dans un TGV sans conducteur, même si l’expérience des métros autonomes montre que l’automatisation est possible.