Une vingtaine de villes chinoises testent actuellement une carte d’identité d’un nouveau genre, directement intégrée sur le web et utilisable depuis un smartphone, rapporte le magazine hongkongais Yazhou Zhoukan. Ces nouveaux papiers d’identité sont sécurisés grâce à la reconnaissance faciale.

Longtemps, la Chine a accusé d’un retard économique, politique et technologique. Mais aujourd’hui, le pays instaure un système révolutionnaire pour décliner son identité. Plus de six millions d’habitants d’une vingtaine de municipalité ont reçu leur “certificat d’utilisation sur Internet de la carte d’identité“.

Celui-ci les autorise à effectuer leurs démarches administratives en ligne sans besoin d’une carte d’identité physique. Elle leur permet notamment de réserver une chambre dans un hôtel ou d’acheter leur billet de train, ce palette de fonctions est encore amenée à se diversifier.

Sécurisation par reconnaissance faciale

La première préoccupation des autorités était de trouver un moyen sécurisé d’implanter une carte d’identité en ligne. Les Chinois qui en bénéficient passent par AliPay, un moyen de paiement développé par Alibaba, l’équivalent d’Amazon dans l’Empire du milieu. Les utilisateurs n’ont qu’à ouvrir cette sorte de portefeuilles électronique et choisir le certificat avant de s’identifier notamment grâce à la reconnaissance faciale. Alipay assure une fiabilité de 99,99% de son logiciel de reconnaissance des visages.

Mais la sécurité est assurée au moyen de multiples authentifications, explique le magazine : “Toute utilisation du certificat électronique sera sécurisée à la fois par les codes du téléphone, par ceux d’utilisateur Alipay, et par la reconnaissance faciale ou digitale. Si le certificat est employé sur un nouveau téléphone, il est automatiquement effacé du précédent appareil.

La carte d’identité reste toutefois propriété de la police. Cette nouvelle méthode d’identification serait-elle un moyen numérique de plus pour les autorités chinoises de garder un oeil constamment ouvert sa population? Pour rappel, de nombreuses grandes villes disposent d’un réseau entier de caméras de surveillance à reconnaissance faciale et certaines régions sont même survolées par des drones.