Le parquet de Bruxelles a décidé de mener une enquête pénale portant sur les  loot boxes du jeu FIFA, selon le journal Metro.

Electronic Arts ne s’était pas encore totalement plié à la nouvelle réglementation en vigueur concernant les loot boxes, contrairement à d’autres éditeurs comme Valve, Blizzard, Warner et 2K.

L’éditeur reste déterminé à tenir tête à la Commission des jeux de hasard qui cible maintenant sa licence de jeux de football à succès FIFA. C’est en l’occurrence le mode FIFA Ultimate Team qui est pointé du doigt. Ce mode propose notamment de collectionner des cartes à l’image de footballeurs avec la possibilité d’agrandir sa collection via l’achat de loot boxes.

D’ailleurs, le CEO d’Electronic Arts avait fait l’affront d’annoncer publiquement son intention de maintenir ce mode de jeu, aussi bien sur Fifa 18 que sur le prochain Fifa 19, estimant que ces micros-transactions n’ont rien à voir avec un jeu de hasard.

La Commission souhaite que l’éditeur américain soit poursuivi en justice et lui a adressé un Procès verbal. Le parquet de Bruxelles a déjà été saisi et va mener une enquête pénale de son côté. Ces loot boxes étant considérés comme une forme de jeu d’argent illégal, dans la mesure où les joueurs qui en achètent ne connaissent pas à l’avance ce qu’elles contiennent.

Pour rappel, la polémique avait été provoquée par la sortie de l’un des jeux de l’éditeur. Bien que la société américaine avait déjà fait marche arrière concernant Battlefront II, cette décision n’avait été que temporaire de la part de l’éditeur et faisait suite à une proportion importante de joueurs mécontents. Le temps de trouver une solution plus avantageuse pour les joueurs, les microtransactions ont fait leur retour et ne sont limitées qu’à des éléments cosmétiques.

L’enquête est maintenant entre les mains du procureur de Bruxelles qui décidera ensuite si l’affaire doit se poursuivre au tribunal.