Des chercheurs japonais vont prochainement effectuer le premier test d’une version miniature d’un ascenseur spatial.

Le projet des chercheurs de l’université de Shizuoka pourrait concrétiser à terme une technologie souvent représentée dans les œuvres de science-fiction: l’ascenseur spatial. Mais avant de créer un système d’envergure permettant de convoyer des biens et des personnes à bord d’une cabine circulant le long d’un câble reliant la Terre à la Station spatiale internationale (ISS), un premier test miniature sera réalisé la semaine prochaine.

Le 11 septembre prochain, une cabine miniature de six centimètres de long sur trois centimètres de large et trois de hauteur sera lancée de la base de Tanegashima, située au sud de l’île de Kyūshū au Japon. Cette cabine se déplacera le long d’un câble de 10 mètres tendu dans l’espace entre deux nano-satellites cubiques de 10 centimètres.

Ce premier dispositif n’est certes pas aussi impressionnant que dans le roman de science-fiction Les Fontaines du paradis (1978) d’Arthur C. Clarke, mais “Il s’agira de la première expérience au monde qui teste le mouvement d’ascenseur dans l’espace“, a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’université de Shizuoka. Le test sera filmé par des caméras embarquées dans les satellites.

Les chercheurs travaillent de concert avec Obayashi, un des géants japonais du bâtiment. Celui-ci ambitionne de bâtir son propre ascenseur pour emmener des touristes dans l’espace à l’horizon 2050. En 2012, Obayashi expliquait vouloir déployer une tige géante de 96.000 km de long composée de nanotubes de carbone pour emporter des passagers vers une station géostationnaire située à 36.000 km d’altitude. Selon le quotidien Mainichi, le coût de cette installation plus si utopique que cela est d’environ 8 milliards d’euros.