Voilà plusieurs jours que Donald Trump multiplie les sorties et coups de gueules contre les géants du numérique. Dans une interview accordée à Bloomberg dans le bureau ovale, le président américain a accusé Facebook, Google et Amazon d’être dans “une situation très antitrust“.

Donald Trump n’a pas souhaité s’exprimé plus en profondeur concernant ces accusations. “Je ne commenterai pas la rupture, qu’il s’agisse d’Amazon ou de Facebook“, a-t-il déclaré aux journalistes. En revanche, depuis plusieurs jours, Donald Trump n’hésite pas à critiquer ouvertement Google Actualités, notamment suite aux résultats fournis par la recherche “Trump News”. Google affichant “uniquement le point de vue et les reportages de Fake News Media“, accusait-il sur Twitter. Là derrière, le président a plutôt voulu souligner l’omniprésence de médias de gauche. “Les médias républicains et conservateurs sont réduits au silence“, expliquait-t-il.

Interrogé quelques jours plus tard par Bloomberg, le président des États-Unis a cette fois réaffirmé que “les conservateurs ont été très injustement traités par Google” peu après avoir lancé des accusations de pratiques antitrust chez les trois géants des GAFAM, Facebook, Google et Amazon.

Alors anti-trust ou plutôt anti-Trump? Les raisons de cette sortie médiatique s’expliquent plus par la haine du président américain envers ces plateformes qu’il considère comme des ennemis à abattre que par le monopole qu’elles briguent. Étrangement, Donald Trump s’était même insurgé de la décision européenne d’infliger une amende de 4,3 milliards de dollars à Google en juillet dernier dans le cadre de la législation antitrust. Et ce, à peine quelques jours avant de cracher sa hargne sur le moteur de recherche qui affichait sa tête lorsqu’on cherchait “idiot”.

Difficile de comprendre donc ce que peut bien avoir à faire Amazon dans cette joute verbale si ce n’est que le président américain ne porte pas son PDG Jeff Bezos dans son coeur, étant par ailleurs propriétaire du journal The Washington Post.