On sait qu’elle est souvent nocive, mais on ne connait pas toujours toutes les histoires qui l’entourent. Voici 5 faits que vous ne saviez peut-être pas à propos de la tant controversée lumière bleue

Mauvaise pour les yeux, mais aussi pour la peau

On n’y pense pas forcément, mais la lumière bleue étant très proche des rayons UV, elle pénètre aussi la peau plus facilement que le reste du spectre de la lumière visible. Du coup, une exposition franchement prolongée aux écrans peut faire apparaître les mêmes problèmes qu’une exposition au soleil : vieillissement prématuré, tâches… Faut-il se tartiner de crème solaire chaque fois que l’on va regarder un film ou effectuer une recherche internet ? Bien sûr que non, mais il faut tout de même garder en tête que les écrans ne sont pas tout à fait bons pour la santé sur le long terme. A consommer avec modération !

La lumière bleue peut aussi guérir

Fort heureusement, la lumière bleue n’est pas uniquement néfaste pour nous. Quand elle est utilisée de manière contrôlée et dans un but précis, elle peut également aider dans certains traitements cutanés. C’est par exemple le cas de la photothérapie utilisée pour guérir l’acné. Dans le cas d’une inflammation peu sévère, il est possible de traiter le patient grâce à un mélange de lumière bleue (qui attaque les boutons) et de lumière rouge (qui limite les marques et favorise la cicatrisation). Certains types de psoriasis peuvent aussi bénéficier de traitements à base de photothérapie et de lumière bleue.

Le ciel est bleu… A cause de la lumière bleue

Il faut faire un retour dans le temps et faire remonter vos cours de physique pour comprendre. La lumière est composée de rayons qui ont des fréquences différentes. La lumière bleue, caractérisée par des rayons ayant une longueur d’onde plus courte que le reste du spectre visible, a tendance à se disperser beaucoup plus facilement au contact des molécules d’air et d’eau quand elle entre dans l’atmosphère. Raison pour laquelle, quand il n’y a pas de nuages, on observe un ciel bleu caractéristique de la dispersion des rayons lumineux correspondant à la fréquence de la lumière bleue.

La lumière bleue régule notre cycle de sommeil

Notre envie de dormir est provoquée par la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil. Pour que notre corps produise cette mélatonine en quantité suffisante, il faut qu’il ne soit plus exposé aux rayons du soleil. Pourquoi ? Parce que la lumière du soleil, aussi appelée lumière blanche, contient tout le spectre lumineux visible, lumière bleue comprise. Or, la lumière bleue, de par son rayonnement intense, excite les cellules à mélanopsine contenues dans nos rétines. Ces cellules envoient alors un message au système nerveux qui comprend qu’il fait jour, et qu’il n’y a donc pas besoin de générer de mélatonine pour s’endormir. Voilà pourquoi passer des heures le nez sur un écran avant de se coucher est très mauvais pour le sommeil. Pensez à utiliser des lunettes anti-lumière bleue et à mettre des filtres sur vos écrans !

La lumière bleue a gagné un prix Nobel

Ou plutôt, l’invention de la diode (LED) bleue a valu à ses trois inventeurs Isamu Akasaki, Hiroshi Amano et Shuji Nakamura un prix Nobel de physique décerné en 2014. Véritable révolution, c’est sa toute première découverte en 1992 puis son développement au cours des années suivantes qui ont permis d’en arriver à des ampoules à très basse consommation tout en offrant une puissance largement supérieure aux néons et ampoules à filaments incandescents. C’est à la suite de cette invention que les écrans LED équipant la plupart de nos appareils ont vu le jour, que les voitures ont vu leur éclairage progresser drastiquement et même que la technologie laser utilisée pour les blu-ray a pu se développer. En somme, la lumière bleue est absolument partout et ce n’est pas près de changer.