La Commissaire européenne à la concurrence Margrethe Verstager voudrait étudier de nouvelles possibilités afin de concrétiser le projet d’un chargeur universel.

“Au vu des progrès insatisfaisants de cette démarche volontaire, la Commission lancera bientôt une étude d’impact pour évaluer les avantages et les inconvénients des différentes possibilités” a déclaré Margrethe Verstager via un communiqué repris par l’agence Reuters.

En 2009, des entreprises comme Apple, Samsung, Huawei et Nokia avaient signé un “protocole d’accord volontaire”, s’engageant à à travailler sur la compatibilité de leurs appareils mobiles avec un chargeur universel. Un protocole qui a expiré en 2012, mais qui fut suivi par la signature de lettres d’intention venant de certaines de ces entreprises. En 2014, une directive a été votée par le Parlement européen pour imposer ce chargeur universel dans les trois ans. Depuis, c’est le status quo.

Une situation qui agace la Commissaire qui veut concrétiser ce projet de chargeur commun qui traîne maintenant depuis une dizaine d’années. Pour insister sur l’urgence de cette harmonisation, elle a mis en avant l’argument écologique. En effet, pas moins de 51.000 tonnes de déchets électroniques provenant des chargeurs sont produites par an. Elle a également cité l’inconvénient que représente pour le consommateur la multitude de chargeurs différents présents sur le marché.