Un accord a été mis en place entre la start-up chinoise CloudWalk Technology et le gouvernement zimbabwéen.

D’un côté, le Zimbabwe a besoin de l’expertise chinoise en matière de surveillance. De l’autre, CloudWalk Technology veut que son logiciel de reconnaissance faciale distingue plus aisément le visage d’un homme blanc de celui d’un homme noir. Or, le gouvernement chinois exerce ses algorithmes de reconnaissance faciale à partir des empreintes biométriques de ses citoyens, qui possèdent majoritairement la peau claire. C’est pourquoi CloudWalk, avec l’aide du gouvernement chinois qui finance l’entreprise à hauteur de 301 millions de dollars, s’est naturellement tournée vers un pays peu regardant au respect des Droits de l’Homme comme le Zimbabwe.

Ainsi, selon Foreign Policy, le chef D’État Emmerson Mnangagwa aidera CloudWalk en leur donnant accès aux informations biométriques de ses citoyens en échange de la mise en place de tout un dispositif de caméras de surveillance dont la Chine a le secret. La raison évoquée pour la mise en place d’un tel dispositif est bien sûr celle de la sécurité, couplée au désir de réduire la criminalité. Mais quid du respect de la vie privée? Verra-t-on le Zimbabwe se transformer en un État aussi contrôlé que la Chine?

La Chine dispose du plus large réseau de caméras avec reconnaissance faciale déployée dans tout le pays qu’elle continue d’étendre: d’ici 2020, le nombre de 450 millions de ces caméras “de sécurité” devrait être atteint.