La CEO de Proximus, Dominique Leroy, a l’ambition de créer une plateforme de streaming de films, séries et autres programmes belges, sur le modèle de Netflix.

Et si la Belgique pouvait compter sur un service de streaming propre, reprenant en majorité les productions de notre plat pays ? L’idée est séduisante. Et pour la CEO de Proximus, le projet ne serait pas si irréaliste que cela. En effet, lors d’une entrevue accordée à nos confrères de The laastste Nieuws, Dominique Leroy a dévoilé être déjà en pourparlers avec plusieurs partenaires pour lancer le projet.

Ce ne serait pas simplement une copie Made In Belgium de Netflix, puisque l’idée serait de proposer surtout de regrouper les productions locales sur un même service. Plus besoin d’aller sur Netflix pour voir et revoir les séries belges La Trêve et Hôtel Beau Séjour donc.

Mais Netflix reste tout de même un modèle en soi, notamment pour son succès incontestable à travers le monde, qui séduit toujours plus d’abonnés. Il serait intéressant d’étudier sa manière de fonctionner ; “surtout la manière simple dont les spectateurs accèdent aux programmes et la façon dont ils sont présentés”.

Le projet permettrait de mettre les productions locales sous les projecteurs, bien que des contenus étrangers devraient également rejoindre le catalogue. Le service de télécommunications Proximus serait actuellement en train de regrouper autant de contenus locaux que possible, avec l’aide d’autres partenaires de l’audiovisuel. ” Nous avons déjà passé la phase d’étude. La plateforme n’est pas pour demain, mais nous sommes en négociations avec plusieurs partenaires. Lesquels? Je ne peux pas encore le dire“, explique Dominique Leroy.

Ce genre de service pourrait également servir à mieux cibler un public pour les publicité. En effet, pour Proximus, il sera possible récolter toutes sortes d’informations sur les abonnés qui servirait ainsi à la publicité de s’adapter au public du service. Ainsi, la CEO de Proximus explique : “Cela devrait permettre aux annonceurs de cibler plus efficacement la pub, de telle sorte qu’une partie de ce gâteau, qui revient actuellement à Facebook et Google, puisse rester en Belgique“.

Après la télévision à la demande et les divers services de streaming, une mise en lumière des réalisations belges serait toujours un plus. La Belgique n’est pas reste au niveau de la réalisation de son cinéma, séries et contenus propres. Qui sait, bientôt on retrouvera peut-être toutes les caméras cachées de François Damiens sur un Netflix belge.