Ce genre d’attaque pourrait priver de courant des villes américaines.

Selon des responsables du département américain de la sécurité intérieure (Department of Homeland Security – DHS), les pirates russes seraient soutenus par la Russie et auraient réussi à compromettre des fournisseurs liés aux services publics américains. Ils auraient volé des informations d’identifications de ces fournisseurs pour accéder aux réseaux des services publics. Ces hackers appartiendraient à un groupe appelé Dragonfly ou Energetic Bear.

Selon le DHS, « les hackers sont arrivés au point où ils ont pu couper ou actionner des interrupteurs et provoquer des pannes ». Pire encore, le gouvernement estime que ces attaques pourraient encore être en cours. En effet, avec les identifiants des personnes du réseau électrique en leurs possessions, les pirates peuvent mener des infiltrations encore plus furtives.

Pour rappel, ce genre de cyberattaque ne relève pas de la fiction. En 2015, des hackers russes ont attaqué le réseau électrique ukrainien et ont provoqué une coupure de courant qui a laissé plus de 250.000 Ukrainiens sans électricité pendant plusieurs heures. Des experts pensent que ce n’était en fait qu’un test à grande échelle.

Les responsables du DHS ont averti que le réseau électronique américain était ciblé par des attaques informatiques russes dès 2014. Les hackers russes essayent donc d’avoir accès aux salles de contrôle des différents services publics américains, que l’on sait particulièrement fragiles. Une attaque réussie pourrait paralyser des villes américaines et plomber l’économie.