L’histoire des patches remonte très loin pour les jeux vidéo : correction de bugs, traduction vers une autre langue, ajout de contenu, maps, personnages, etc. Il y a mille et une raisons de mettre un jeu à jour, mais qu’en est-il des albums musicaux ?

Des fans du rappeur américain Drake ont remarqué que son double album Scorpion avait subi quelques petits changements. Deux utilisateurs du forum Reddit se sont rapidement emparés de l’affaire et ont recensé les mises à jour qui ont été effectuées : une ligne de texte n’était plus censurée, des modifications ont été apportées à plusieurs instrus, un fondu a été transformé, etc.

Dans aucun cas, ces révisions ne concernaient de manière significative les textes, la musique ou encore la longueur des morceaux, il ne s’agit que de petits réglages sonores imperceptibles pour une personne qui se serait contenter d’écouter l’album sans y prêter attention. Évidemment, il n’en fallait pas plus pour que plusieurs personnes tendent l’oreille et relèvent ces petites rectifications.

Une tendance qui se généralise ?

L’analogie avec un patch correctif pour bugs est bien vite trouvée, mais il s’agit bien sûr d’une révolution pour le monde de la musique. Dans une ère où les morceaux sont principalement diffusés sur des plateformes telles que Spotify ou Apple Music, il devient possible d’effectuer ces mises à jour discrètes. On se souvient par exemple de Kanye West qui avait modifié à plusieurs reprises son morceau Life of Pablo en changeant de paroles, ajoutant des beats et en ajustant son mix.

Le septième art et les séries se sont essayés aussi à la pratique : la saison 4 de la série Arrested Development a eu droit à un nouveau montage, 5 ans après sa sortie, pour tenter de sauver une série à l’accueil mitigé. Le résultat n’est pas à la hauteur. Alors, faut-il vraiment craindre ces mises à jour qui pointent le bout de leur nez ailleurs que dans le jeu vidéo ? À vous de juger si vous préférez écouter ou voir une oeuvre originales avec ses défauts ou si vous voulez profiter d’un produit fini plus travaillé, plus proche de ce que voulais son auteur.