Très bonne surprise sur PS4, PC et Xbox, Wolfenstein 2 a aujourd’hui droit à un portage en bonne et due forme sur Switch, par le même studio qui s’était déjà chargé de porter Doom sur la console nomade de Nintendo. Un pari audacieux, que le studio texan a relevé avec brio.

Après avoir porté Doom sur Switch, le studio texan Push Start nous livre donc un nouveau portage d’un FPS culte sur la console de Nintendo. Une audace surprenante, à l’heure où les plus gros studios refusent de porter leurs franchises sur la console de Nintendo, sous prétexte que celle-ci n’est pas suffisamment puissante pour faire tourner les dernières superproductions.

Sans surprise, le studio texan aura du donc faire quelques concessions. Moins joli que sur PS4 et Xbox, Wolfenstein 2 n’en reste pas moins un titre très agréable à l’oeil sur Switch. La direction artistique est superbe, et s’il est vrai que les graphismes sont moins fins sur Switch, il est difficile de ne pas être séduit par le travail du studio texan, qui a réalisé de gros efforts pour que Wolfenstein 2 reste un jeu très fluide et agréable à jouer en mode nomade.

D’entrée de jeu, ceux qui avaient parcouru la version PS4 / Xbox remarqueront toutefois d’importantes différences au niveau des textures, des effets visuels et de la résolution – divisée par deux. Pour éviter que tout cela ne soit trop voyant, le studio a ajouté des flous de mouvement pas forcément très jolis mais qui camouflent efficacement les artifices. Des concessions nécessaires pour garantir du 30 images par seconde et une expérience de jeu optimale. Alors oui, Wolfenstein 2 est moins beau sur Switch que sur les autres plates-formes, mais le plaisir de jeu est là et ceux qui n’avaient pas pu y goûter sur consoles ou PC devraient prendre leur pied.

La bonne nouvelle, c’est qu’au niveau du gameplay, Panic Button a fait beaucoup mieux qu’avec Doom. Wolfenstein 2 est un FPS nerveux, mais son gameplay s’adapte davantage au mode nomade compte tenu du fait que le joueur progresse ici en prenant davantage de couvertures que dans Doom, où il est question de se déplacer rapidement et de tourner sur soi même pour massacrer tous les monstres qui nous coursent à travers le niveau… Du coup, qu’on joue en nomade ou en dock, Wolfenstein 2 reste très agréable à parcourir : les contrôles sont précis, l’expérience fidèle à l’original et le jeu sait se montrer très séduisant.

Seul gros regret finalement : vendu plein pot, Wolfenstein 2 nous est livré sans ses DLC sur Switch. Dommage dans la mesure où la sortie tardive aurait justifié une édition GOTY…

Les + : 

  • Un gameplay adapté à la Switch
  • Une bonne fluidité
  • Un FPS fun et nerveux
  • La direction artistique
  • L’humour très particulier
  • L’excellente bande sonore

Les – :

  • Visuellement, beaucoup moins joli que sur PS4/Xbox/PC
  • Pas de multijoueur
  • Une I.A. décevante
  • Pas bien long (7 à 10h)

Conclusion

Plus aboutie que le portage de Doom, cette édition nomade de Wolfenstein 2 brille par sa prise en main adaptée au support et sa grande fluidité. Un travail d’exception qui prouve qu’il est possible de faire tourner des titres plus “gamers” et “matures” sur une console qui éprouve encore de grosses difficultés à attirer les gros studios de développement. Ce portage ne s’est toutefois pas fait sans concessions, notamment du côté des graphismes, avec une résolution divisée par deux et des effets visuels au rabais. Si vous n’aviez pas eu la chance de plier le jeu sur un autre support, et que vous rêvez depuis longtemps de massacrer du nazi dans le train ou le métro, ce portage de Wolfenstein 2 est fait pour vous. 

15/20