Elle était devenue si accro au jeu qu’elle n’allait plus aux toilettes.

Crédit photo : AFP
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La mère de la jeune fille, qui est encore à l’école primaire, expliquait au quotidien le Daily Mirror, qu’elle se levait au milieu de la nuit pour continuer à jouer et ne voulait pas aller aux toilettes. En classe, elle s’endormait parce qu’elle était si fatiguée d’avoir joué à Fortnite toute la nuit. Elle a même agressé son père quand celui-ci a essayé de lui enlever le jeu.

« Nous n’avions aucune idée, quand nous la laissions jouer, de la nature addictive ou de l’impact que le jeu pouvait avoir sur la santé morale de notre fille », a déclaré la mère de la jeune fille. « Elle est en thérapie pour lutter contre la dépendance qu’elle a développée envers le jeu, après y avoir joué pendant plus de dix heures par jour pendant une longue période », ajoute la mère.

« C’est son directeur qui nous a appelés pour savoir si tout allait bien, elle s’était endormie deux fois pendant les cours et ses notes étaient en chute libre. Quand nous avons demandé à notre fille quel était le problème, elle est devenue inhabituellement argumentative et agressive, ce que nous mettions sur le compte des hormones. »

Fortnite est l’un des jeux les plus populaires dans le monde et totalise plus de 40 millions de téléchargements. Le jeu est gratuit, mais le jeu contient également beaucoup d’extras qu’il faut acheter avec des micro-transactions. C’est en remarquant des petits payements –pour un total de plus de 70€–, sur leurs cartes de crédit, que les parents ont soupçonné leur enfant.

« Notre fille nous a dit que ça pouvait être des extras qu’elle avait payé pour Fortnite. Bien sûr, nous étions furieux et nous avons confisqué sa Xbox, mais ensuite elle a attaqué et frappé mon mari en plein visage », explique la maman.

« Mon mari a vu la lumière de sa chambre allumée en pleine nuit, et il l’a trouvée assise sur un coussin imbibé d’urine en train de jouer au jeu. Elle était tellement accro qu’elle n’allait même pas aux toilettes. Elle nous a finalement avoué attendre qu’on s’endorme pour continuer à jouer, parfois jusqu’à 5h du matin. Nous avons calculé qu’elle aurait pu jouer jusqu’à 10 heures par jour depuis deux mois », termine la mère.

La jeune fille est prise en charge dans un centre où elle subit une psychothérapie pour la guérir de sa dépendance.