Le nouveau PDG du groupe pourrait choisir d’abandonner la vente de smartphones, un marché saturé par les concurrents qui ne rapporte aujourd’hui plus rien au groupe nippon.

Crédit photo : AFP
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Après avoir arrêté la vente de tablettes et d’ordinateurs, Sony pourrait bientôt annoncer son intention de quitter un autre marché. Le groupe nippon vient en effet de changer de PDG – l’emblématique Kaz Hirai venant de céder sa place à Kenichiro Yoshida, un patron “difficile”, qui souhaite axer la stratégie de Sony sur les services et réduire drastiquement les pertes du groupe. Car si Sony ne s’en sort finalement pas trop mal, certaines de ses activités lui coûtent très cher.

Certain que son activité mobile lui offrait une formidable vitrine pour la vente de ses capteurs photos, Ka Hirai avait toujours souhaiter maintenir la présence de Sony sur le marché des smartphones, malgré un déficit de plus en plus important. Le changement de direction pourrait précipiter la chute de la marque sur ce segment, sur lequel elle était pourtant présente depuis plus d’une décennie avec sa marque Xperia.

Autrefois très populaires, les smartphones Xperia ont aujourd’hui de plus en plus de mal à se vendre face aux rouleaux compresseurs coréens et chinois. L’an dernier, Sony a à peine vendu plus de 10 millions de smartphones… soit moins d’appareils que les Windows Phone, qui ont également connu un lent déclin. Dans la pratique, plus rien ne retient le nouveau PDG sur ce marché : les bénéfices sont maigres, les parts de marché de Sony ridicules et l’activité mobile de Sony lui coûte même très cher.

Mais au-delà du mobile, le nouveau patron de Sony pourrait choisir de se séparer de plusieurs segments jugés trop coûteux. Certains entrevoient déjà un futur où Sony ne produira plus que des composants pour ses partenaires. C’est déjà le cas en partie aujourd’hui, la plupart des capteurs photos de smartphones étant produits par le groupe nippon. Reste que l’abandon définitif du pôle photo et de la PlayStation n’est pas pour demain, ces deux secteurs restant parmi les plus rentables pour le groupe nippon, aux activités autrefois tentaculaires, et aujourd’hui de plus en plus réduites à quelques segments seulement…