Boycotté par les États-Unis, le fabricant chinois ZTE doit suspendre ses activités principales.

Crédit photo : AFP
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Depuis la mi-avril, le fabricant de smartphones ne peut plus utiliser de composants américains pour ses produits et ce, pour une durée de sept ans. Ainsi privé des processeurs Qualcomm qui motorisent ses appareils, le neuvième fabricant de smartphones au monde a du stopper ses chaînes de production, nous rapporte Nikkei.

Cette décision intervient après que ZTE ait vendu des équipements à l’Iran et la Corée du Nord, deux pays dont les relations avec les USA sont pour le moins houleuses. Les sanctions imposées par le gouvernement Trump à l’encontre des cadres de la marque à la suite de la vente n’ont pas été respectées par ZTE, ce qui a conduit au ban.

“En conséquence de l’arrêté d’interdiction, les activités opérationnelles essentielles de la société ont été interrompues”, déplore ZTE. Le fabricant honorera néanmoins toujours ses obligations contractuelles et légales. Il indique aussi être en contact avec les autorités américaines “afin de faciliter la modification ou l’annulation de l’arrêté d’interdiction par le gouvernement des États-Unis”.

D’ici de nouvelles discussions dont l’issue semble plus qu’incertaine, les chaînes de production tournent au ralenti depuis le début du mois de mai. La distribution en est gravement impactée et la boutique en ligne de ZTE a retiré ses terminaux du catalogue, et suspendu les ventes chez ses principaux partenaires. La cession totale de la division smartphones semble imminente et il se dit que les ressources du fabricant et son activité pourraient être reprises par un concurrent tel que Huawei, Xiaomi ou Oppo.