Moins de 38% des jeunes passent aujourd’hui leur permis de conduire dès 18 ans en Belgique, contre plus de 44% en l’an 2000. Un recul progressif mais constant, selon l’IBSR, qui constate une évolution des mentalités chez les jeunes citadins.

Crédit photo : DR
Crédit photo : DR

Car si les jeunes chérissent toujours autant leur liberté, ils savent aujourd’hui qu’il n’est plus nécessaire d’avoir le permis pour être libre de faire ce qui leur chante. L’efficacité des transports en commun y est pour quelque chose, mais pas que. Car un peu partout en Europe, on observe aujourd’hui le même phénomène. Pourquoi investir dans une voiture et un permis quand il est possible de se mouvoir très facilement en utilisant un service de car-sharing ou un service de covoiturage ? Les jeunes de 25 à 35 ans sont de plus en plus nombreux également à adopter les services de car-sharing, comme DriveNow ou ZipCar, déjà bien implantés dans la capitale. Et pour cause, puisque « partager un véhicule » avec d’autres personnes leur permet de réaliser d’importantes économies, tout en leur épargnant bien des ennuis. Grâce à ces applications, plus besoin de se soucier où on laisse son véhicule, plus besoin de faire le plein ni de signer des papiers d’assurance.

Plus besoin non plus de devoir payer le parking à chaque déplacement. Il suffit de sortir son smartphone de sa poche, se connecter à son compte, rechercher un véhicule à proximité, rentrer dans la voiture et le tour est joué. La plupart de ces applications facturent leurs services à la minute. Toutefois, il est possible de se faire parrainer, et leur modèle économique offre la possibilité à ceux qui ont un porte feuille moins garni de collecter des « minutes gratuites » en faisant par exemple le plein.

Si le taxi et Uber ont la cote pour les petits déplacements, le car-sharing reste donc une solution intéressante pour faire ses courses, et pour toutes les petites tâches de la vie quotidienne.

Pour autant, tout le monde n’est pas encore prêt à sauter le pas. Pour beaucoup de personnes aujourd’hui, renoncer à sa voiture représente un acte qui nécessite un très long raisonnement – en particulier pour les adeptes des vacances en voiture – et bien d’ailleurs que des alternatives existent déjà ! La transition devrait donc se faire de façon progressive. D’abord, dans les villes, puis les agglomérations. Car le phénomène est de toute façon déjà engagé. En 2030, le car-sharing devrait régner en maître. « Les jeunes nés en 2017 seront les derniers à posséder un véhicule » explique Ben Wood, analyste chez CSS Insight. Si on en est encore loin, les constructeurs automobiles ont déjà amorcé cette transition. BMW a été l’un des premiers à investir dans cette technologie avec DriveNow, l’un des principaux acteurs sur la scène européenne.

Le groupe allemand a également été l’un des premiers à proposer à ses clients nord-américains la conduite par abonnement. Les constructeurs automobiles se bousculent également pour sceller des accords avec ces nouveaux acteurs, avec parfois de très gros deals à la clé. Uber prévoit ainsi de déployer une flotte de plus de 20.000 véhicules autonomes aux Etats-Unis à l’horizon 2019.

Tout ceci aura bien sûr un très gros impact sur notre société, tant sur le plan écologique qu’en ce qui concerne la mobilité en ville, qui devrait s’en retrouver grandement améliorée. Car moins de voitures signifie moins de trafic, moins de pollution et moins d’accidents. Rien de surprenant dès lors à ce que les autorités locales soutiennent déjà activement le déploiement des services de car-sharing…

Retrouvez l’intégralité de notre dossier “La voiture du futur” à cette adresse.