Facebook vous connaît mieux que votre conjoint(e) avec 230 likes

Par posté le 19 avril 2018

Cambridge Analytica a récolté les données personnelles de 87 millions de personnes, mais quel était l’objectif derrière ? Cibler les bonnes personnes dans le cadre des élections présidentielles américaines. Pour ce faire, le principe qui se cache derrière est un algorithme en mesure de dresser un portrait, un profil psychologique pour chacune de ces personnes.

Crédits : Belga

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Lors de son émission du 12 avril dernier, l’émission Envoyé Spécial s’est penchée sur le réseau social qui compte plus d’utilisateurs que les populations africaine, sud-américaine et européenne réunies : Facebook. Le Docteur Kosinski, spécialiste en psychologie, étudie l’humain à travers son empreinte digitale. Il a mis en évidence la technique utilisée par Cambridge Analytica pour constituer les profils précis de 87 millions de personnes.

Des tests innocents

En 2008, alors que le réseau social ne compte encore “que” 100 millions d’utilisateurs actifs, le chercheur américain à l’Université de Cambridge a réalisé une expérience. Il a mis au point un test sur Facebook intitulé “My personality“, un test proche de tests qui peuvent sembler anodins tels que “Quel superhéros êtes-vous?” ou “Quel personnage du magicien d’Oz êtes-vous?“.

Rapidement, l’application prend de l’ampleur, plus de 6 millions de personnes y répondent et cèdent leur informations personnelles liées à Facebook. Avec les données recueillies, Michal Kolsiski explique comment il était en mesure de compiler et croiser des données pour constituer un profil. Par exemple, définir les opinions politiques et religieuses des utilisateurs, rien que sur base de quelques likes.

De manière beaucoup plus parlante, il a déterminé qu’avec l’analyse de 10 de vos likes, l’algorithme vous connaît mieux que vos collègues; avec 100 likes, mieux que votre famille; et avec 230 likes, mieux que votre conjoint(e)… Étant donné la masse d’informations que nous parsemons derrière nous sur internet, le Dr Kosisnki en conclut que “les ordinateurs nous connaissent bien mieux que les membres de nos familles“.

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Un commentaire

  1. Axelle

    19 avril 2018 at 14 h 16 min

    “Le Docteur Kosinski, spécialiste en psychologie, étudie l’humain à travers son empreinte digitale.”

    A travers mon empreinte digitale? Il est fortiche le Docteur!
    Ne serait-ce pas plutôt à travers mon empreinte numérique ;-)

    Du bon usage du français…
    1. digital, ale, aux [diʒital, o] adj. et n. m.
    ÉTYM. 1732 ; lat. digitalis, de digitus « doigt » (→ Doigt).
    Adj. Qui appartient aux doigts. Artères, veines digitales. Nerfs digitaux. — Empreintes* digitales. La carte d’identité française portait l’empreinte digitale de l’index.

    numérique [nymeʀik] adj.
    ÉTYM. 1616 ; dér. sav. du lat. numerus « nombre ».
    4 Techn. Se dit de la représentation de données ou de grandeurs physiques sous forme de nombres (par oppos. à analogique) et par ext. de systèmes, dispositifs ou procédés employant ce mode de représentation.
    © 2017 Dictionnaires Le Robert – Le Grand Robert de la langue française

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