Après le succès la NES et de la Super NES, d’autres consoles font leur grand retour dans la cour des grands. C’est ainsi qu’est née une idée qui aurait pu fonctionner : rééditer le Commodore 64 dans une version miniature.

Crédits : F.F.
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Commençons par le commencement : le C64 Mini sort le 29 mars 2018, plus de 35 ans après la sortie de son grand frère “Commodore 64”. La console est disponible pour 79,99 euros, une somme sortable de sa poche si l’on est en quête de retrouvailles avec les sensations des jeux d’antan. Outre le fait qu’il ne porte pas son vrai nom, The C64 Mini embarque 64 jeux, bien sous licence, eux.

Le mastodonte, format mini

Ordinateur le plus vendu de tous les temps, le Commodore 64 est une machine légendaire qui méritait – au même titre que la NES et la Super NES – une refonte. Pourtant, plusieurs choses choquent au premier contact : deux fois plus petit que le modèle original, le Commodore 64 est beaucoup moins robuste que son ancêtre, mais également beaucoup plus cheap avec son habillage en plastique gris, et son clavier factice. C’est d’ailleurs ce qui décevra au premier contact le plus les fans puisque les commandes ne sont tout simplement pas disponibles. Le constructeur s’est en réalité contenté de glisser un émulateur dans un boitier ressemblant au modèle original, et puis c’est tout.

Il faut bien admettre que le boîtier est beau, bien fini, et très ressemblant. Le C64 Mini est très léger, on est loin du 1 kilo 760 de l’original. Côté connectique, on retrouve deux ports USB sur le côté droit, accompagnés du bouton d’allumage. À l’arrière, une entrée HDMI et une entrée mini-USB pour l’alimentation. Enfin, une petite diode “Power” fidèle à l’emplacement de son aîné.

Crédits : F.F.
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On poursuit avec les accessoires contenus dans la boîte. La console n’est même pas encore allumée, mais les choses se compliquent déjà : on retrouve deux câbles, un câble HDMI et un câble mini-USB. Le constat est immédiat, ces câbles sont affreusement courts. Impossible donc de se coucher confortablement dans son sofa pour jouer…

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Il ne reste plus qu’une chose à sortir de la boîte, le voilà, il est là : le joystick. Lui aussi semble avoir été coulé dans un moule, si ce n’est qu’il est un peu plus petit que l’original. Il est bien fini, on retrouve les couleurs et le doux plastique des produits chinois de grande fabrique. Le compte est bon, les boutons sont bien là, – et s’enfoncent réellement quant à eux. Tout est en place, on peut enfin démarrer la console.

Crédits :  Retro Games
Crédits : Retro Games

Un écran bleu s’affiche, accompagné de la musique lancinante propre au menu de la Commodore 64, on choisit sa langue et on peut accéder au menu des jeux. Rapide tour d’horizon : sur les 64 jeux offerts par le C64 mini, la majorité sont sur le thème de l’espace ou de la science-fiction, vivent les années 80 !

On retrouve des jeux comme Armalyte, Creatures , Nebulus, Speedball 1 & 2, Uridium et j’en passe. En revanche, aucune trace de Commando, de The Great Giana Sisters, de Bruce Lee ou de Target Renegade. Retro Games et Koch Media nous on donc bien refilés 64 jeux sous licence, mais dont seulement une poignée ont un réel intérêt.

Crédits : F.F.
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Passons rapidement sur l’essai des jeux, les jeux d’époque sont réputés pour leur difficulté, où recommencer est la voie de la réussite pour développer ses talents, plutôt qu’une montée en niveau et une amélioration d’équipement, propres aux jeux actuels. Et bien il va en falloir des années avant de maîtriser ce joystick, tout simplement injouable, qui ôte tout plaisir de jeu et rend les choses compliquées, voire impossibles.

Par ailleurs, on note la possibilité d’enregistrer sa partie à tout moment (grâce au pouvoir de l’émulation), la présence d’un clavier virtuel en lieu et place du vrai, l’omniprésence de bugs qui empêchent parfois tout simplement d’accéder au jeu. Enfin, hommage à BASIC, vous pouvez accéder à l’interface qui permet de taper des commandes en BASIC et, pourquoi pas, pour les plus fous d’entre vous programmer un jeu ? Reste que l’absence de clavier mécanique demeure un défaut difficile à pardonner de la part des créateurs de cette version “mini” d’une console emblématique.

Crédits : F.F.
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