Les déclarations de Mark Zuckerberg et de Sheryl Sandberg, seconde de Facebook, laissent planer un doute.

Crédit photo : AFP
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Une des raisons pour lesquels Facebook est devenu si populaire en si peu de temps est principalement parce que le réseau est gratuit et accessible à tous. Ce n’est plus un secret pour personne, le scandale Cambridge Analytica a fait la lumière sur des pratiques frauduleuses de vols de données personnelles. Mais l’affaire a aussi rappelé aux utilisateurs comment fonctionne le système économique d’un site comme Facebook.

Si les actions de la firme Cambridge Analytica et la gestion de l’affaire par Facebook sont punissables, le modèle économique inhérent à Facebook ne devrait étonner personne. En effet, les règles d’utilisation des données pour les publicités ciblées sont expliquées noir sur blanc dans les conditions d’utilisation que les membres de Facebook ont acceptées.

C’est dans le cadre de ces publicités ciblées que Mark Zuckerberg, alors interrogé par le Congrès américain, s’est vu poser la question : « Facebook va-t-il rester gratuit ? », Mark Zuckerberg répondait « Il y aura toujours une version de Facebook qui restera gratuite ». Cette déclaration laisse sous-entendre que deux versions de Facebook pourraient éventuellement coexister dans le futur : l’une gratuite, l’autre payante.

Des propos qui font écho à ceux tenus par la COO de Facebook, Sheryl Sandberg, qui déclarait la semaine passée : « Nous n’avons pas d’option qui permet de retirer toutes les publicités ciblées, dans ce cas, le service serait payant ». Facebook a ensuite déclaré qu’il s’agissait juste d’une hypothèse, et que rien n’était fait à l’heure actuelle pour aller dans cette direction. L’idée est toutefois lancée…