Le projet Maven, en collaboration avec le Pentagone, a pour but de planifier des frappes par drones.

Google Maven

Lancé il y a un an, en avril 2017, ce programme de recherche qui se base sur l’intelligence artificielle a pour objectif d’analyser des images vidéos afin de surveiller des zones pour y effectuer des frappes par drones militaires.

Ce projet bénéficiant de pas moins de 7,4 milliards de dollars donne accès au Pentagone au système de deep learning TensorFlow qui est un outil open source d’apprentissage automatique développé par Google. Ce dernier permet d’analyser des milliers d’images dans le but d’isoler, identifier et comparer des portions d’images similaires. Utilisé dans les zones de conflits, l’armée américaine pourrait détecter automatiquement des véhicules ou des individus à l’aide des images aériennes pour ensuite lancer des frappes chirurgicales par drones.

Le Ministère américain de la Défense présente le projet comme une technologie permettant d”intégrer plus efficacement l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique à travers les opérations pour maintenir nos avantages face à des adversaires de plus en plus compétents”. De son côté, Google affirme que la technologie ne serait employée qu’à des fins non-offensives, rapporte Gizmodo.

Les employé de Google, eux, ne sont pas convaincus et, d’après le le New York Times, plus de 3100 salariés ont signé une pétition pour empêcher cette collaboration qui risque de salir l’image de marque de Google. “Nous pensons que Google ne devrait pas être impliqué dans des activités guerrières”, annonce le document.

Les liens entre Google et l’armée existent pourtant bel et bien. Eric Schmidt, ex-président du conseil d’administration d’Alphabet, est depuis 2016 conseiller pour le Pentagone et étudie les apports des innovations technologiques des entreprises de la Silicon Valley pour l’armée américaine.