L’engouement pour le hashtag #DeleteFacebook est énorme, mais les statistiques de connexions au réseau ne reflètent pas du tout cette tendance.

Crédit photo : AFP
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Le scandale Cambridge Analytica fait toujours parler de lui, aussi bien auprès des entreprises que des utilisateurs. L’utilisation sournoise des données personnelles a poussé des milliers de personnes à annoncer sur les médias sociaux leurs vexations et surtout leur volonté de quitter Facebook.

Le cabinet d’étude des médias Sysomos annonce que plus de 400.000 tweets contenant le hashtag #DeleteFacebook ont été émis ces 30 derniers jours, principalement aux USA et au Royaume-Uni. Ce nombre conséquent a d’ailleurs fait peur aux investisseurs puisque l’action Facebook a perdu 58 milliards de dollars la semaine passée.

Un engouement à priori dramatique pour Facebook, mais le nombre d’utilisateurs actifs démontre qu’il s’agit en fait d’un effet de mode. Effectivement, les chiffres du mois passé dévoilent que très peu d’utilisateurs ont joint les actes à la parole.

C’est même l’effet inverse, puisque les chiffres pour les USA et le Royaume-Uni montrent une augmentation considérable de l’activité des utilisateurs. Mieux, le nombre de nouveaux utilisateurs a augmenté de 4% lors des trois derniers mois. Ceci alors que ces deux pays abritent la majorité des hashtags #DeleteFacebook.

Le même constat est valable pour l’Inde, où le nombre d’inscrits a fait un bon de 12% en trois mois tandis que plus de 30.000 tweets appelaient à quitter Facebook.

Les statistiques liées à l’activité des internautes ne nous permettent cependant pas de savoir la raison de leur visite sur Facebook. Il est possible que l’augmentation d’activité reportée soit liée au fait que les utilisateurs se soient connectés au réseau uniquement pour modifier leurs paramètres de confidentialités.

Une autre étude vient confirmer le fait que l’application Facebook n’a jamais été aussi utilisée. Facebook Messenger n’a également pas vu de baisse de fréquentation significative ces 30 derniers jours.

On peut en conclure que Facebook fait tout simplement partie intégrante de la vie de ses 2.2 milliards d’utilisateurs à travers le monde. Certes, le scandale Cambridge Analytica aura mis en lumière les dérives du réseau social, mais pas de manière suffisante à faire fuir ses utilisateurs pour de bon.