Google Maps, Waze & Plans : causes d’embouteillages?

Par posté le 28 mars 2018

Pratiques pour les usagers, les applications de navigation par guidage vocal causent parfois de gros embouteillages dans des zones où le trafic est habituellement très fluide.

Crédit photo : AFP

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Avant l’apparition des smartphones, les conducteurs utilisaient principalement les routes qu’ils connaissaient, les routes les plus fréquentées ou les mieux indiquées. Depuis l’arrivée des applications mobiles de navigation, les habitudes des automobilistes ont bien changé.

Alexandre Bayen, directeur de l’Institute of Transportation Studies de l’Université de Californie à Berkeley, et son équipe ont présenté lors de la conférence annuelle du Transportation Research Board (TRB) un rapport très intéressant au sujet de l’impact des applications de navigation sur le traffic. Dans leur étude, ils démontrent que l’usage d’applications telles que Waze ou Google Maps a un impact négatif sur le trafic.

Lorsque les autoroutes sont fortement fréquentées, les applications ont tendance à rediriger leurs utilisateurs vers des routes à faible fréquentation, c’est-à-dire des chemins secondaires (petites rues, chemins de campagne, etc.). Certes, les utilisateurs de ces services ont tendance à davantage planifier leurs itinéraires, et donc à éviter les grands axes routiers, mais si un trop grand nombre d’utilisateurs utilisent ces systèmes de navigation en même temps et dans la même région, il est possible que des embouteillages apparaissent à certains endroits – là où il n’y en a généralement pas. L’application redirige automatiquement les utilisateurs sur les mêmes routes, déplaçant ainsi la circulation et, avec elle, les embouteillages.

Ainsi, la petite ville de Leonia aux Etats-Unis avait été submergée par les automobilistes, redirigés par l’application de navigation Waze vers cette petite bourgade paisible. Pour prévenir le trafic, les autorités locales avaient été obligées de mettre en place des interdictions de circuler en ville durant les heures de pointe.

Bien qu’il soit évident que ces applications de navigation proposent des chemins alternatifs aux utilisateurs, il est actuellement impossible de savoir si elles ont un réel impact positif ou négatif sur l’ensemble des réseaux routiers. Le travail d’Alexandre Bayen et son équipe a prouvé que lorsque peu d’usagers de la route utilisent Google Maps, Plans ou encore Waze, ceux-ci bénéficient d’une circulation plus fluide. Néanmoins, étant donné que de plus en plus d’utilisateurs téléchargent ces applications, les avantages qu’elles proposent disparaissent progressivement.

En attendant de trouver une véritable solution à ce problème, Bayen a fait une suggestion permettant d’améliorer ces applications. Selon ses dires, il suffirait que les applications proposent, de manière intentionnelle, des itinéraires différents selon les utilisateurs, pour que le trafic se fluidifie, mais un tel système demanderait une collaboration entre les plateformes de navigation…

Article rédigé par Maxim Lopez

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