Une startup veut conserver le cerveau humain intact pour ensuite transférer l’esprit vers un environnement virtuel.

Nectome brain

L’épisode San Junipero de la saison 3 de Black Mirror a vraisemblablement inspiré la startup Nectome qui promet, tout comme dans l’épisode en question, de charger l’esprit de personnes après leur mort.

Fondée par un chercheur du MIT, l’entreprise proposera ainsi aux personnes de conserver leur cerveau en attendant que les technologies soient au point pour pouvoir ensuite envoyer leur esprit dans le Cloud. De la pure science-fiction qui pourrait devenir réalité selon les chercheurs en œuvre: “Il sera possible de numériser votre cerveau préservé et d’utiliser ces souvenirs pour recréer votre esprit”.

Il s’agit pour l’instant seulement d’une promesse car Nectome est avant tout spécialisée dans la conservation de cerveaux. Chose qu’elle fait avec excellence puisqu’elle a précédemment reçu un prix pour avoir préservé le cerveau d’un cochon, en figeant les connexions neurales. Dans le cas de la conservation de cerveau humain, le but sera de scanner et d’intégrer la conscience du sujet vers un univers virtuel ou un éventuel nouveau corps synthétique, lorsque les avancées technologiques le permettront. Nous avons par exemple déjà vu par le passé que les chercheurs derrière le système Zuuloo travaillaient à cette possibilité.

La conservation du cerveau se fait bien évidemment après la mort du sujet et il doit être intact et encore alimenté : une euthanasie en bonne et due forme est donc requise en amont. Pour réserver sa place auprès de Nectome, il faut débourser 10 000 dollars. La startup a déjà trouvé 25 clients et compte avant tout s’adresser à des malades en phase terminale qui accepteraient que leur cerveau soit conservé alors qu’elles comptent se faire euthanasier. Outre les avancées technologiques, il faudra donc aussi composer avec des questions d’ordre légal et éthiques, l’euthanasie étant en l’occurrence autorisée en Californie, mais pas partout ailleurs. L’esprit dans la machine, ce n’est pas pour tout de suite donc, mais l’idée progresse dans la tête des chercheurs…