Craignant une menace pour la sécurité nationale, Donald Trump interdit le rachat de Qualcomm par Broadcom.

Broadcom Is Said to Prepare Proxy Battle If Qualcomm Rejects Bid

Le président des États-Unis a signé un décret qui empêche la fusion entre les fabricants de microprocesseurs Qualcomm et Broadcom. Cette décision a été prise sur base des recommandations du Comité américain sur les investissements étrangers (CFIUS) qui avait enquêté sur ce projet de fusion à la demande de Qualcomm, qui s’opposait à l’offre de Broadcom qui s’élevait à 117 milliards de dollars. Selon la conclusion du CFIUS, cet accord aurait pu affaiblir la position de Qualcomm en laissant la possibilité à la Chine de s’immiscer dans le déploiement de la norme 5G. Broadcom, qui a son siège à Singapour depuis 2015, avait pourtant décidé de revenir s’installer aux États-Unis début avril pour tenter d’atténuer les inquiétudes des autorités. Cela n’a pas suffit à rassurer l’administration Trump qui soupçonne Broadcom de servir des intérêts chinois.

Le décret signé stipule donc que “L’acheteur (Broadcom) et Qualcomm doivent immédiatement et définitivement abandonner le rachat proposé”, et disqualifie de fait les candidats que comptait présenter Broadcom au nouveau conseil d’administration lors de l’assemblée générale des actionnaires qui a été avancée au 23 mars.

Suite à cette décision, le titre de Qualcomm a chuté en bourse, perdant plus de 4% dans les échanges électroniques d’après séance.