Rajeev Suri, le CEO de Nokia, ne mâche pas ses mots quand il évoque la politique de l’Union Européenne.

Crédit photo : E.F.
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Sans surprise, l’Europe devrait être fortement à la traîne par rapport à ses voisins dans l’adoption de la 5G.

Lors du Mobile World Congress, Rajeev Suri, le CEO de Nokia n’a pas mâché ses mots vis-à-vis des politiques européennes.

“L’agenda varie énormément d’un pays à l’autre” a expliqué le PDG du groupe finlandais. “La Chine et les Etats-Unis seront probablement les deux premiers pays à intégrer cette technologie.”

Malgré les annonces des opérateurs américains Sprint et AT&T, Nokia s’attend à ce que le premier réseau 5G soit opérationnel en 2019.

En Europe, ce sont sans surprise les pays nordiques qui devraient mener la danse. “Les opérateurs des autres pays européens avancent très lentement” confirme Rajeev Suri qui estime qu’“aucun progrès ne devrait être réalisé à court terme.”

La législation en vigueur et la lenteur administrative seraient deux gros freins au déploiement de la 5G en Europe.

Selon la GSM Association, qui regroupe opérateurs téléphoniques et fabricants de smartphones, la Belgique ne ferait pas partie de la liste des pays européens les plus avancés dans le processus. Elle serait largement devancée par les pays Scandinaves, le Royaume-Uni, l’Allemagne et plusieurs pays d’Europe Centrale. Il est donc fort probable que les Belges devront attendre 2020 pour découvrir le premier réseau 5G opérationnel.